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Immobilier: optimiser l’efficience énergétique?

17.06.2019
par SMA

Dans le contexte environnemental et économique actuel, les enjeux durables s’avèrent de plus en plus concernants. Dans ce cadre, les acteurs de l’immobilier ont une carte importante à jouer. Pour s’engager en matière d’écologie et pour valoriser le patrimoine bâti, il s’agit de pouvoir utiliser les bonnes solutions énergétiques. Explications.

Impossible de passer à côté aujourd’hui. Et en particulier dans le domaine de l’immobilier. Le développement durable constitue en effet une thématique majeure, qui concerne de très près les acteurs de la branche. En Suisse, avec un parc immobilier qui date, les dépenses énergétiques des bâtiments sont significatifs dans le bilan énergétique global. A l’échelle nationale, il faut optimiser la consommation énergétique du domaine bâti existant. Ceci, notamment dans le cadre de la Stratégie énergétique 2050 et tout en veillant à construire du neuf très efficient.

Si la démarche est valable pour des biens existants, elle l’est également pour de nouvelles constructions.

Dans ce cadre, parmi les outils clés à privilégier, on s’intéresse de près au Certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB®). Un outil de diagnostic énergétique des plus utiles, qui montre les aspects d’un bien tout en élevant le niveau d’analyse. Le CECB® peut ainsi permettre d’observer l’efficacité de l’enveloppe du bâtiment. En même temps, il offre la possibilité d’évaluer la quantité d’énergie nécessaire à un ouvrage utilisé de façon standard. Si la démarche est valable pour des biens existants, elle l’est également pour de nouvelles constructions.

Système de classement par étiquettes

Suite au CECB®, les besoins énergétiques définis pour un ouvrage sont visualisés sur un classement allant de A à G. Ce qui correspond à une échelle allant de «très efficace énergétiquement» à «peu efficace énergétiquement». Une étiquette énergétique qui offre la possibilité d’obtenir une évaluation objective de l’état énergétique et de l’efficacité d’un bâtiment.

«Pour pousser le niveau d’expertise plus loin, il est possible de procéder au CECB® Plus, détaille Christophe Gallier, directeur de l’entreprise ENGY Solutions Immobilières SA et expert CECB certifié par Suissetec Polybau. Ce certificat énergétique est délivré sous la forme d’un rapport d’évaluation détaillé sur quatre pages. Il est ainsi réalisé sur la base d’une collaboration entre propriétaires et experts énergétiques. Une coopération qui permet une visite des lieux et une étude des plans de construction et des factures d’énergie passées.»

Mesures supplémentaires

Outre les différentes données fournies dans le cadre du CECB®, la réalisation des mesures est possible. Elle sert à faire le point sur les améliorations énergétiques à entreprendre. Ces dernières permettent de mesurer l’efficacité de l’enveloppe du bâtiment, des infrastructures techniques liées au chauffage et à la production d’eau chaude et des appareils électriques et autres installations. Ainsi, elles peuvent être définies et élaborées de manière précise. Ceci, également dans l’optique de pouvoir évaluer leur coût. Autant de mesures décrites en détail pour définir jusqu’à trois propositions de rénovations en tenant compte des subventions qui s’y appliquent. Ces variantes permettent ainsi d’évaluer les priorités et biens immobiliers selon les coûts et les économies d’énergie réalisables.

«Ces démarches améliorent un bâtiment ou un bien pour optimiser son efficience et affiner sa consommation d’énergie, ajoute Christophe Gallier. Pour les propriétaires et acquéreurs, en plus de pouvoir économiser de l’argent sur le long terme, ces mesures contribuent également au maintien, voire à l’augmentation, de la valeur de leur bien.»

Implication de la Confédération

La Confédération et les cantons ont lancé le Programme Bâtiments dans le but de faire chuter la consommation d’énergie du parc immobilier suisse et de réduire les émissions de CO2. La Suisse doit 40% de sa consommation d’énergie, et à peu près un tiers de ses rejets de carbone, à ses bâtiments. Elle compte environ 1,5 million d’immeubles qui sont peu, voire pas isolés du tout, et demandent à être assainis de toute urgence sur le plan énergétique, ainsi qu’une forte proportion de biens – environ trois quarts – qui sont encore chauffés aux énergies fossiles ou directement à l’électricité.

Un assainissement peut vraiment valoir la peine: une meilleure isolation peut dans certains cas réduire les besoins de chauffage de plus de moitié. Le remplacement d’un système de chauffage fonctionnant aux énergies fossiles par un système fonctionnant aux énergies renouvelables peut, quant à lui, ramener les émissions de CO2 à un niveau proche de zéro. Le Programme Bâtiments permet à la Suisse de contribuer de façon essentielle à la protection globale du climat et de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de gaz et de pétrole. La Confédération et les cantons distribuent chaque année quelque 360 millions de francs dans le cadre du Programme Bâtiments.

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