junge schöne frau  verschiedenen gesichtsbehandlungen. symbolbild chirurgie plasticienne
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Se battre pour ses rêves – le voyage trépidant d’une chirurgienne plasticienne

18.04.2024
par Maévane Mas

Un soutien solide, quelques sacrifices, beaucoup de travail et une organisation millimétrée, voici la recette gagnante vers la réussite. Du moins, c’est ce qui a fonctionné pour la Dre. Scherer, chirurgienne plasticienne au Global Medical Institute à Lausanne.

Dre. Scherer,Chirurgienne plasticienne au Global Medical Institute à Lausanne

Dre. Scherer
Chirurgienne plasticienne au Global Medical Institute à Lausanne

Pour cette dernière, il s’agit surtout de croire en soi, d’investir du temps et de l’énergie dans son futur, et de ne pas toujours prêter attention aux opinions extérieures. Retour sur le parcours de la Dre. Scherer.

Dre. Scherer, comment avez-vous su que vous deviendrez chirurgienne plasticienne ?

Au gymnase, je suis tombée sur des livres de médecine à mon père. J’en ai lu un sur la reconstruction du visage post-accidents et cela m’a fascinée ! En chirurgie plastique, chaque intervention est différente. C’est une spécialité innovative et artistique, ce qui m’a particulièrement attirée. J’ai su à ce moment-là que je voulais faire ça, que je serai médecin et que j’aiderai les autres.

Quel a été votre parcours pour obtenir ce titre ?

En tant qu’enfant bilingue allemand-coréen, j’avais quelques déficits en allemand au niveau de l’orthographe. Cela m’a valu des prédictions décourageantes de la part de mes professeurs. Heureusement, mes parents ont lutté pour moi et m’ont poussée à aller au gymnase, où j’ai finalement brillamment réussi mes examens !

Les chefs devraient comprendre qu’une maman travaille deux fois mieux, car nous sommes extrêmement bien organisées dans notre tête et bien plus responsables. Dre. Scherer

J’ai ensuite débuté mes deux premières années de médecine à Budapest, par manque de places en Allemagne. Ce choix m’a permis de ne pas perdre de temps et de retourner en Allemagne pour mes dernières années d’études. Malgré un Curriculum Vitae complet, une thèse de doctorat exemplaire et des résultats excellents, je n’ai pas obtenu de place en chirurgie plastique à la fin de mon cursus. Une expérience de recherche à Harvard m’a finalement ouvert les portes et j’ai commencé ma formation à la clinique universitaire d’Heidelberg en Allemagne, renommée pour sa formation en chirurgie plastique.

Pourquoi ne pas avoir terminé votre formation dans cette clinique renommée ?

Car j’ai rencontré l’homme de ma vie. Nous avons essayé de trouver une place ensemble en Allemagne, en vain. J’ai alors accepté un poste en chirurgie générale à l’HUG en Suisse, sans garantie de finir ma formation en chirurgie plastique. Après deux ans de voie générale à l’HUG, nous avons tous les deux obtenus une formation de chirurgie plastique au CHUV, revenant à deux vers un rêve encore inachevé.

Vous avez aujourd’hui trois enfants. Comment avez-vous fait pour construire votre vie de famille parallèlement à votre vie professionnelle ?

La formation de chirurgien-plasticien est difficile à obtenir et demande plusieurs années d’investissement. Dans mon parcours, je n’ai vu aucune femme faire des enfants à ce moment-là. La plupart d’entre-elles attendent la fin de leur formation, vers 35 ans si elles n’ont pas fait de la recherche, pour enfin oser penser à la maternité.

Mais j’ai personnellement pris la décision d’avoir des enfants pendant ma formation, ce qui a choqué beaucoup de monde dans la clinique. J’ai reçu énormément de critiques sexistes à ce propos. Une femme enceinte au travail, dans de telles conditions, se sent vulnérable, presque coupable d’attendre un enfant. Cela ne devrait pas être ainsi. Je pense qu’il faut encourager les femmes à faire leur parcours comme elles le sentent. On ne doit pas s’adapter au système actuel où le corps professionnel souhaite qu’on finisse notre formation avant même de penser aux enfants. Les chefs devraient comprendre qu’une maman travaille deux fois mieux, car nous sommes extrêmement bien organisées dans notre tête et bien plus responsables. Aujourd’hui je suis moi-même cheffe, et de mes quatre femmes employées, trois d’entre elles sont mamans et je les soutiens à tous points de vue.

Qu’avez-vous mis en place pour gérer au mieux cette période agitée ?

Mon mari et moi avions les mêmes projets professionnel et familial, ce qui a facilité grandement les choses. Cela nous a demandé toutefois une organisation millimétrée, notamment au niveau de la garde des enfants. Je pense aussi qu’il faut savoir faire des sacrifices et mettre le loisir de côté pendant un certain temps. Mais lorsque l’on éprouve du plaisir en travaillant, les sacrifices se font plus facilement. Il s’agit certes d’un parcours difficile, mais je le vois plutôt comme un beau voyage à entreprendre.

Quels sont vos projets pour les années à venir ?

Aujourd’hui mes enfants ont grandi et mon objectif est de m’engager dans des projets plus significatifs. Dans notre clinique, mon mari et moi aidons par exemple les personnes souffrant de migraines et céphalées chroniques. Il s’agit là de notre objet de cœur.

Nous travaillons également sur un podcast afin de diffuser à un public plus large des informations réalistes et scientifiques au niveau de la chirurgie et des traitements esthétiques. Aujourd’hui, ceux-ci sont devenus un grand business trompeur et parfois irraisonnable, d’où l’importance de s’informer avant une intervention esthétique.

Un mot pour la fin ?

Ne jamais baisser les bras. Plusieurs fois dans ma vie j’aurais pu dire « là, il faut que je m’arrête ». Grâce à mes parents qui ont toujours cru en moi et beaucoup de travail, je suis aujourd’hui chirurgienne plasticienne. Quand on est jeune, on a besoin de personnes autour de nous qui croient en nous. Avec du soutien et quelques sacrifices, chaque enfant peut devenir ce qu’il veut.

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