l’innovation, fruit d’une coopération partenariale entre la science et l’économie
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L’innovation, fruit d’une coopération partenariale entre la science et l’économie

26.06.2024
par SMA
Martina Hirayama, secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation

Martina Hirayama
secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation

La Suisse est connue pour son système de formation performant, ses excellentes hautes écoles, ses établissements de recherche réputés et les multiples acteurs innovants qu’elle compte dans différentes branches. En matière d’innovation, les besoins des PME, des pharmas ou des start-up sont très divers : pour les unes, la priorité ira à des offres accessibles de transfert de savoir et de technologie, pour les autres, à une recherche fondamentale de qualité ou à un soutien pour l’entrée sur le marché.

L’engagement de l’économie privée est particulièrement important, notamment sur le plan financier : le secteur privé assume plus de deux tiers des dépenses de recherche et développement en Suisse. Pour que cet engagement perdure, les conditions-cadres doivent être assurées. Il faut encourager la recherche et l’innovation, mais aussi garantir les possibilités de coopération internationale et l’accès au personnel qualifié, aux infrastructures et aux données.

Du côté de la Confédération, l’encouragement de la recherche et de l’innovation se fonde sur des principes éprouvés : grande autonomie laissée aux acteurs, approche bottom-up combinée à des priorités ciblées et subventions allouées selon des critères d’excellence. Nous analysons en permanence les développements nationaux et internationaux et ajustons au besoin les instruments. Ce dispositif doit être maintenu, car la concurrence est forte.

L’UE et de nombreux pays dans le monde mènent une politique d’innovation de plus en plus active. La Suisse est traditionnellement plus réservée en matière d’intervention sur le marché ou de politique industrielle. L’agence d’encouragement Innosuisse a néanmoins été chargée de lancer, en 2021, l’initiative Flagship destinée à promouvoir des projets sur des thèmes spécifiques. Depuis 2023, Innosuisse peut accorder des subventions directes à des start-up avant leur entrée sur le marché. L’introduction d’instruments d’encouragement orientés mission pour répondre aux défis urgents de la société est aussi à l’étude. Le soutien de technologies clé comme l’intelligence artificielle ou les technologies quantiques est décisif pour maintenir notre compétitivité.

Tout l’enjeu est de renforcer la coopération entre la science et l’économie, de promouvoir une culture entrepreneuriale qui permet l’innovation et récompense la prise de risque, mais aussi et surtout d’encourager les jeunes talents. Car à l’avenir, c’est bien d’eux dont dépendra le succès de la Suisse en tant que pôle d’innovation.

Texte Martina Hirayama, secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation

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