
Mirjam Voser
Directrice, Swisslabel
Le « Made in Switzerland » est devenu bien plus qu’une indication d’origine. À l’international, il s’agit d’un repère, presque d’un raccourci : celui de la qualité, de la fiabilité et de l’exigence. Une réputation forte, mais aussi fragile, qui ne tient que tant qu’elle est activement entretenue.
Cet effet de marque n’est pas une situation statique. Nous devons sans cesse mériter cette réputation particulière et la protéger activement.
Dans un marché mondialisé, où la concurrence s’intensifie et où les chaînes de valeur deviennent toujours plus complexes, l’origine suisse ne suffit plus à elle seule. Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est la capacité à démontrer concrètement cette promesse de qualité, à la rendre vérifiable, tangible, crédible.
C’est précisément dans ce contexte que s’inscrit Swiss Label. Notre rôle est de contribuer à défendre cette exigence en certifiant des entreprises qui respectent des critères stricts de valeur ajoutée produite en Suisse. Selon les secteurs, ceux-ci vont de 70 % à 100 %, afin de garantir une contribution réelle à l’économie locale.
Le « Made in Switzerland » n’a de valeur que s’il repose sur des engagements réels.
Le symbole de l’arbalète, hérité de Guillaume Tell, incarne cette volonté de distinction. Mais au-delà de l’emblème, c’est surtout la rigueur du processus de certification qui fait la force du label : une analyse approfondie des entreprises candidates, menée en plusieurs étapes et validée au terme d’un examen exigeant.
À travers cette démarche, Swiss Label ne se limite pas à apposer un sceau de qualité. Il s’agit de défendre une idée simple mais essentielle : le « Made in Switzerland » n’a de valeur que s’il repose sur des engagements réels.
Texte Mirjam Voser, Directrice, Swisslabel
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