et si reprendre le contrôle de ses envies passait par le cerveau ?
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Et si reprendre le contrôle de ses envies passait par le cerveau ?

14.07.2026
par SMA

Née d’une décennie de recherche en neurosciences à l’Université de Fribourg, la start-up suisse Bewe propose une voie inédite vers le bien-être au quotidien : entraîner, en quelques minutes par jour, les automatismes du cerveau pour qu’il aide enfin à tenir nos bonnes résolutions.

Tenir bon sur l’alimentation : beaucoup s’y essaient, mais régimes, applis et coaching affichent 90 % d’abandon à long terme. La cause n’est pas un manque de volonté. « Notre cerveau est encore programmé pour la survie », explique le professeur Lucas Spierer, cofondateur de Bewe et directeur du laboratoire de neuro-réhabilitation de l’Université de Fribourg. « Il privilégie les aliments les plus caloriques et déclenche une envie quasi irrépressible dès qu’il les voit. Dans un monde saturé de produits ultra-transformés, ce mécanisme s’est aujourd’hui retourné contre nous. »

Une innovation née d’un laboratoire fribourgeois

C’est ce constat qui a donné naissance à Bewe, cofondée avec l’entrepreneur Frédérik Plourde. La jeune entreprise développe une application qui recalibre en douceur l’attirance excessive que notre cerveau entretient pour les aliments malsains. « Chacun joue cinq à dix minutes par jour à des mini-jeux spécialement développés, résume Frédérik Plourde. Au fil des répétitions, l’attrait pour les aliments problématiques diminue sans même qu’on ne s’en rende compte. Pas de régime ni de discipline de fer : juste un entraînement régulier, et surtout, ludique. »

Des résultats validés par la science

Bewe s’appuie sur un travail de recherche rare dans le bien-être digital. « Nous avons mené trois études randomisées en double aveugle dans notre laboratoire fribourgeois, publiées dans des revues scientifiques internationales », précise Lucas Spierer. Les chiffres sont parlants : –21 % d’intensité des envies, –28 % de consommation d’aliments problématiques et une baisse de 50 % du décrochage précoce des régimes. Une équipe de dix-sept collaborateurs et un comité scientifique de spécialistes accompagnent le déploiement européen et américain, aux côtés de l’Université Stanford. La start-up a par ailleurs reçu le Prix d’innovation digitale Pfizer 2026.

Un déploiement progressif en Suisse

Sur le terrain, plusieurs assureurs et institutions de référence, parmi lesquels CSS, à l’échelle nationale, et Groupe Mutuel à Genève, en collaboration avec le réseau de médecins Delta, testent l’application au sein de leurs offres de prévention. Des médecins romands l’utilisent en cabinet pour accompagner leurs patients, tandis qu’un partenariat avec Johnson & Johnson va permettre d’évaluer Bewe dans les parcours pré- et post-chirurgicaux. Au total, une dizaine de projets pilotes sont en cours en Suisse et à l’étranger.

Une vitalité qui se cultive en douceur

« Notre ambition, conclut Frédérik Plourde, c’est de remettre à chacun les clés de ses propres automatismes, sans culpabilisation. » Bouger, mieux manger, s’aérer, dormir : les piliers du bien-être restent les mêmes. Bewe propose de lever le frein silencieux qui empêche tant d’entre nous d’y parvenir, et prépare déjà des programmes contre le tabac, l’alcool et la sédentarité. À l’orée d’une belle saison qui invite à se reconnecter avec soi-même, prendre soin de soi commence par quelque chose d’invisible : nos automatismes.

À découvrir sur
www.bewe.com
La science suisse au service de votre santé

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