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Ce qui bloque les financements des PME en 2026

26.06.2026
par SMA

Obtenir un financement ne dépend plus uniquement des chiffres. Gouvernance, réputation, due diligence et qualité du dossier jouent désormais un rôle central dans les décisions des prêteurs.

Münür AslanFondateur, PrestaFlex

Münür Aslan
Fondateur, PrestaFlex

Pendant longtemps, obtenir un financement reposait essentiellement sur les chiffres. Un bon chiffre d’affaires, quelques garanties solides et une relation bancaire stable suffisaient souvent à convaincre un prêteur. Ce temps-là semble révolu.

Aujourd’hui, les banques et acteurs financiers analysent les entreprises sous un angle beaucoup plus large : qualité de la gouvernance, visibilité financière, réputation des dirigeants, conformité ou encore cohérence stratégique du projet. « La question n’est plus seulement de savoir si une entreprise peut rembourser, mais aussi si nous voulons l’avoir dans notre portefeuille », résume Münür Aslan, fondateur de PrestaFlex.

Les principales erreurs des PME face aux banques

Spécialisée dans le financement structuré et alternatif des entreprises, la société suisse accompagne des PME confrontées à des besoins complexes : tensions de trésorerie, refinancement urgent, croissance rapide ou refus bancaires. « Le problème principal n’est souvent pas l’absence d’activité, mais le décalage entre le besoin de liquidité et la « bancabilité » réelle de l’entreprise », explique-t-il.

Parmi les erreurs les plus fréquentes, certaines reviennent systématiquement : absence de prévisionnel, manque de visibilité sur les flux financiers, gouvernance trop centralisée ou dépendance à une seule personne-clé. « Beaucoup de dirigeants demandent un montant sans véritable logique financière derrière. Pourtant, un financement doit répondre à un objectif précis et s’intégrer dans une vision à trois ou cinq ans », souligne Münür Aslan.

Cette préparation devient d’autant plus essentielle que les établissements financiers accordent désormais une importance majeure à la due diligence et à la gestion du risque. Un dossier incomplet ou incohérent peut rapidement fermer plusieurs portes.

Quand un mauvais dossier ferme plusieurs portes

« Certaines entreprises essuient un refus bancaire puis reproduisent exactement la même demande ailleurs. Elles finissent par « griller » leur dossier sur le marché sans corriger les points faibles initiaux », observe Münür Aslan.

Face à cette évolution, le rôle d’intermédiaires spécialisés prend de l’importance. Contrairement à une approche standardisée, PrestaFlex agit comme conseil indépendant, en structurant les dossiers avant leur présentation aux financeurs. « Nous travaillons autant sur la qualité du dossier que sur le financement lui-même : analyse du risque, narration financière, documentation, cohérence des flux ou stratégie de remboursement. »

L’objectif, selon le fondateur, est aussi de faire évoluer la culture financière des PME. « Le financement doit être pensé comme un outil stratégique, pas comme une solution d’urgence. Les entreprises qui anticipent et professionnalisent leur approche accèdent à davantage d’options et dans de meilleures conditions. »

Plus d’informations sur :
www.prestaflex.ch

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