Jumeaux numériques sur un vélodrome, biomimétisme emprunté aux animaux marins, algorithmes conçus pour des cyclistes recyclés en logistique : chez ALTEN, le sport de haut niveau n’est pas qu’une vitrine. C’est aussi un protocole de recherche.
Il y a une image qui résume assez bien ce que fait ALTEN dans le sport. Celle d’Antoine Albeau, 27 fois champion du monde de planche à voile, debout sur un prototype dont l’aileron s’inspire de la nageoire d’un cétacé et dont les matériaux sont en grande partie recyclables et recyclés. L’objectif : battre des records de vitesse et d’éco-conception. L’arrière-pensée : que les mêmes solutions, structures biomimétiques, hydrofoils à haut rendement et optimisation aérodynamique, trouvent leur chemin dans les énergies marines, l’éco-mobilité et l’aéronautique. Le projet s’appelle Zephir. Il illustre la manière dont ALTEN conçoit l’innovation : partir d’une contrainte extrême, un athlète, une compétition, une physique implacable, et remonter vers l’industrie.
Cent millièmes de seconde comme méthode
Le sport partage avec l’industrie une même exigence : optimiser des systèmes complexes sous contrainte. Sauf que dans le sport, les délais sont incompressibles et les résultats immédiatement visibles. ALTEN travaille avec la Fédération Française de Cyclisme sur des algorithmes d’optimisation de l’effort intégrant pente, vent, morphologie et météo. La transposabilité est directe : les mêmes algorithmes, appliqués à un train ou à des flux logistiques, permettent d’optimiser la consommation énergétique à l’échelle industrielle. Une couture repositionnée sur une combinaison de cycliste peut faire gagner dix watts. Ce même raisonnement s’applique à l’ergonomie des postes ou à la gestion thermique d’un data center.
Le jumeau numérique, de la piste à l’usine
L’une des technologies les plus révélatrices est le jumeau numérique. Créé pour reproduire fidèlement un athlète dans un environnement virtuel et tester toutes les configurations sans contrainte physique, cet outil trouve des applications directes en milieu industriel. ALTEN l’utilise pour modéliser des chaînes de production ou réduire la consommation énergétique de véhicules en phase de conception. Dans le sport, ce cycle est accéléré par la pression de la compétition. En industrie, il réduit les coûts de prototypage et de tests et raccourcit les délais de mise sur le marché.
Un écosystème au service des clients industriels
Ce qui distingue l’engagement d’ALTEN dans le sport, c’est que les projets sont portés par les ingénieurs qui travaillent au quotidien sur des missions aéronautiques, énergétiques ou de santé. Les onze ALTEN Labs en constituent l’infrastructure : des espaces d’expérimentation où se croisent fédérations sportives, laboratoires comme le CNRS, écoles d’ingénieurs et industriels. L’urgence de la compétition comprime naturellement les cycles de développement. Ce qui prendrait plusieurs années en R&D classique aboutit plus vite sous la contrainte d’une échéance sportive. Pour les clients d’ALTEN, c’est une façon d’accéder à des technologies éprouvées en conditions exigeantes, plutôt qu’à des prototypes théoriques.
Des compétences forgées sur le terrain
Les projets sportifs constituent un terrain de développement de compétences directement utiles aux missions industrielles. L’analyse vidéo par IA, appliquée aux gestes d’un athlète, trouve des débouchés dans la prévention des risques en milieu de travail ou le contrôle qualité en production. La simulation aérodynamique développée pour le cyclisme alimente les outils de modélisation pour la conception de véhicules ou d’infrastructures. Les matériaux composites explorés dans le sport renseignent les choix d’éco-conception chez les clients engagés dans la décarbonation. Ce sont des savoir-faire testés en conditions réelles, qui enrichissent directement la palette technique mise à disposition des clients.
Plus d’informations sur www.alten.com


Image d’en-tête ©FFC – Photographe Patrick Pichon Audrey CORDON – Championnat de France ROUTE – CLM
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