« J’ai une approche parfois plus intuitive et humaine en tant que femme »
Si le milieu bancaire est encore majoritairement masculin, il compte aujourd’hui de plus en plus de femmes, attirées par des carrières riches, exigeantes et pleines de défis. À travers les parcours de trois professionnelles aux profils variés travaillant au sein de la banque Bonhôte & Cie SA, cette interview met en lumière leurs parcours et leur regard sur la place des femmes dans un secteur en pleine transformation.

Stéphanie Guillod
Gestionnaire de fortune

Mélanie Erb-Zimet
Experte fiscale diplômée Planificatrice patrimoniale

Esther Halas
Product Manager
Comment votre parcours vous a-t-il mené à la banque Bonhôte & Cie et à votre métier ?
Stéphanie Guillod : Après mes études à l’Université de St-Gall, je suis tombée un peu par hasard dans le domaine de la gestion de fortune. Le côté conseil et accompagnement de la clientèle privée m’a tout de suite plu et je peux satisfaire mon côté analytique en créant des propositions de placements personnalisées et en assurant le suivi des portefeuilles dans la durée. Après cette expérience en banque privée, j’ai poursuivi dans le conseil en gestion de fortune à la BCN où j’ai occupé un poste à responsabilité. Rejoindre la Banque Bonhôte, un établissement prestigieux et reconnu pour la qualité de sa gestion, était logique pour mon évolution professionnelle.
Mélanie Erb-Zimet : Suite à mes études de droit, j’ai choisi de débuter ma carrière professionnelle dans une des Big 4 où j’ai poursuivi ma formation jusqu’à l’obtention du diplôme fédéral d’experte fiscale. Après plusieurs années de conseil en fiscalité d’entreprise, j’ai ressenti le besoin de sentir l’impact concret de mes conseils sur la vie des gens. J’ai ainsi choisi de rejoindre la Banque Bonhôte afin de me rapprocher de la clientèle privée. J’apprécie planifier avec mes clients les aspects financiers liés à la retraite ou au patrimoine et leur apporter de la sérénité dans leurs projets.
Esther Halas : Je n’ai pas suivi un parcours linéaire, et c’est ce qui fait sa richesse. Au départ, je m’intéressais à des domaines très différents, comme la médecine, la littérature ou les langues étrangères. D’origine hongroise, cette curiosité m’a menée en Suisse, où j’ai commencé par des études de lettres à l’Université de Lausanne, avant de passer à l’économie à HEC Lausanne. Avec le temps, je me suis spécialisée dans le développement de produits. Je suis impliquée dans leur développement, leur positionnement, leur tarification et leur évolution.
Quels sont les avantages à exercer votre métier en tant que femme ?
Stéphanie Guillod : Sans caricaturer, je pense que les femmes ont une plus grande capacité d’écoute que les hommes. Pour bien conseiller son ou sa cliente, il faut comprendre quels sont ses attentes et ses besoins. Mon expérience de plus de dix ans dans le conseil me permet de constater que beaucoup de femmes se sentent plus à l’aise et plus rassurées lorsque le suivi est assuré par une femme. Cela crée un réel lien de confiance et un sentiment de sécurité d’exprimer ses besoins sans crainte d’être incomprise ou jugée.
Mélanie Erb-Zimet : Mon expertise pointue en matière de droit fiscal, de droit successoral et de planification financière m’offre une crédibilité immédiate auprès de mes clients. Au-delà de la technique, j’ai une approche parfois plus intuitive et humaine en tant que femme. Ceci est un atout auprès de notre clientèle féminine qui apprécie pouvoir parler sans jugement.
Esther Halas : Un responsable RH m’a un jour dit qu’il était plus difficile de faire avancer les choses sans lien hiérarchique et sans autorité formelle. C’est exactement la réalité de mon métier : il faut coordonner et aligner des points de vue différents avec une approche basée sur l’écoute, que l’on retrouve souvent chez les femmes.
En quoi votre expertise répond-t-elle aux besoins spécifiques des femmes aujourd’hui ?
Stéphanie Guillod : Je ne parlerais pas de « besoins spécifiques des femmes » tant les profils des clientes que nous conseillons sont divers : cela va des entrepreneures, indépendantes, philanthropes, héritières, veuves etc. Le point commun entre toutes ces femmes est leur besoin d’accompagnement et c’est là toute la beauté de mon métier : de pouvoir m’adapter à ces différents profils pour apporter un conseil qui fait du sens à chacune.
Mélanie Erb-Zimet : Aujourd’hui, les femmes ont des parcours de vie passionnants mais souvent peu linéaires, en lien avec l’arrivée des enfants. Réduire son temps de travail, c’est potentiellement voir sa future retraite diminuer sans s’en rendre compte. Dans ma fonction, je peux les éclairer dans les rouages parfois obscurs de la prévoyance professionnelle et leur donner les bons réflexes, afin d’assurer convenablement leurs besoins financiers futurs.
Esther Halas : Ce qui m’a attirée à la Banque Bonhôte, c’est cet esprit entrepreneurial et la volonté d’innover, dans un cadre qui correspond à mes valeurs. En tant que femme, je ne pense pas travailler différemment, mais j’essaie de concilier les intérêts et de proposer des solutions pragmatiques. Dans ce cadre, je suis attentive à mieux intégrer des besoins parfois moins visibles, notamment ceux des femmes, en tenant compte de leurs objectifs, de leurs différentes étapes de vie et sensibilité en matière d’investissement. On observe d’ailleurs que les femmes accordent souvent une importance particulière à la durabilité, ce qui se reflète dans leurs choix d’investissement.
Interview Léa Stocky
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