le défi de la fidélisation
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Le défi de la fidélisation

24.06.2026
par SMA

Après plusieurs années marquées par une forte pénurie de main-d’œuvre, le marché de l’emploi suisse montre quelques signes d’apaisement. Le nombre de postes vacants a reculé et les tensions se sont légèrement atténuées. Pourtant, pour de nombreuses PME, recruter les bonnes compétences reste un défi.

Dans ce contexte, la question n’est plus seulement d’attirer des candidats, mais aussi de les fidéliser. Car la performance d’une entreprise repose avant tout sur son capital humain. Compétences, engagement, capacité d’adaptation et motivation des équipes sont devenus des facteurs de compétitivité à part entière.

Les attentes des collaborateurs ont également évolué. Si le salaire demeure important, il ne suffit plus à lui seul. Les candidats recherchent un environnement de travail de qualité, des perspectives d’évolution, davantage de flexibilité et un management fondé sur la confiance. Ils accordent aussi une importance croissante au sens de leur activité.

Les PME disposent à cet égard de plusieurs atouts. Leur taille leur permet souvent d’offrir davantage de proximité, d’autonomie et de rapidité dans les prises de décision. Des caractéristiques appréciées par des professionnels en quête d’un cadre de travail plus agile et plus humain.

La fidélisation passe également par le développement des compétences. Dans un environnement économique en constante évolution, la formation continue constitue un levier essentiel pour accompagner les transformations de l’entreprise tout en renforçant l’engagement des collaborateurs.

Le bien-être au travail joue enfin un rôle déterminant. Qualité du management, reconnaissance et équilibre entre vie professionnelle et vie privée influencent directement la motivation et la productivité des équipes.

En 2026, les entreprises les plus attractives ne sont pas nécessairement celles qui recrutent le plus, mais celles qui parviennent à créer un environnement où les collaborateurs ont envie de rester et de progresser. Dans un marché où certaines compétences demeurent rares, cet avantage peut faire toute la différence.

Le marché suisse de l‘emploi en chiffres

  • Le nombre de postes vacants a diminué de 16,4 % au premier trimestre 2025 par rapport à la même période de l’année précédente.
  • L’indice suisse de pénurie de main-d’œuvre a reculé d’environ 22 % en 2025 après plusieurs années de forte hausse.
  • Les métiers de la santé, de la construction et les professions techniques restent parmi les plus difficiles à recruter.
  • Le taux de chômage est passé de 2,3 % à 2,8 % entre 2024 et 2025, contribuant à une légère détente du marché du travail.

Sources :
Office fédéral de la statistique (OFS), « Hausse modérée de l’emploi et diminution des postes vacants au 1er trimestre 2025 » ; Adecco Suisse & Université de Zurich, « Indice suisse de pénurie de main-d’œuvre 2025 ».

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