« à 50 ans, notre corps envoie des signaux. notre rôle est de les déchiffrer avant qu'ils deviennent une urgence »
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« À 50 ans, notre corps envoie des signaux. Notre rôle est de les déchiffrer avant qu’ils deviennent une urgence »

19.08.2026
par SMA

Dans un paysage suisse marqué par la concentration des acteurs et la standardisation des pratiques, le Laboratoire MGD poursuit depuis plus de cinquante ans une voie singulière : celle de l’indépendance, de l’innovation et de la proximité avec les professionnels de santé. À l’heure où la médecine évolue vers davantage de prévention et de personnalisation, Silviana Birsan, CEO du Laboratoire MGD, défend une vision renouvelée du rôle du laboratoire d’analyses pour la génération des 50+ : non plus un simple prestataire technique, mais un partenaire actif de la santé durable. Entretien.

Silviana BirsanCEO du Laboratoire MGD

Silviana Birsan
CEO du Laboratoire MGD

Silviana Birsan, à 50 ans, le corps traverse des mutations biologiques profondes. En quoi cela change-t-il fondamentalement l’approche que le Laboratoire MGD adopte pour cette tranche d’âge ?

La cinquantaine est un tournant biologique que l’on sous-estime systématiquement. Ce n’est pas une rupture soudaine, mais une reconfiguration progressive et profonde de l’ensemble des équilibres physiologiques. Chez les femmes, la péri-ménopause s’installe souvent dès 45 ans : les œstrogènes et la progestérone fluctuent, le sommeil se détériore, des inflammations silencieuses s’enkystent dans les tissus. Chez les hommes, la testostérone décline lentement (environ 1 % par an dès la trentaine), mais c’est à 50 ans que les effets deviennent réellement perceptibles : fatigue persistante, perte de masse musculaire, baisse de concentration, vulnérabilité cardiovasculaire accrue.

Ce que nous proposons chez MGD dépasse largement l’analyse standard. Un bilan classique vous dit si vous êtes dans les normes. Mais les normes sont des moyennes populationnelles, elles ne capturent pas votre réalité individuelle. Elles ne vous disent pas si votre profil inflammatoire annonce un risque cardiovasculaire dans dix ans, si votre vitamine D effondrée fragilise vos os, ou si vos réserves de magnésium intracellulaire sont épuisées au point d’expliquer cette fatigue que vous attribuez simplement à l’âge. Nous, nous lisons entre les lignes biologiques. Et à 50 ans, ces lignes racontent encore une histoire qu’il est possible d’infléchir.

Vous insistez sur la nécessité de rendre le patient acteur de sa santé. Comment cette philosophie se traduit-elle concrètement pour la génération 50+ ?

Pendant des décennies, la biologie médicale a produit des analyses conçues pour détecter la maladie déclarée et elles le font remarquablement bien. Mais pour les personnes de 50 ans et plus, qui présentent des symptômes réels sans pathologie identifiable, ces outils classiques atteignent leurs limites. Les médecins le savent mieux que quiconque : quand un patient se plaint de fatigue chronique, de troubles du sommeil ou de baisse de concentration et que son bilan revient normal, c’est tout le système d’analyse qui ne lui donne pas les clés pour aller plus loin. C’est précisément là qu’intervient MGD. Chez MGD, nous considérons chaque résultat comme un point de départ et non comme une finalité. La valeur ne réside pas dans le chiffre isolé, mais dans sa mise en perspective : le mode de vie de la personne, son niveau de stress, ses habitudes alimentaires, son environnement professionnel. Cette lecture contextualisée permet de détecter des déséquilibres souvent invisibles, mais déterminants à moyen et long terme.

À partir de là, nous structurons un véritable parcours d’accompagnement. Nous orientons les patients vers des professionnels spécialisés (médecins nutritionnistes, naturopathes, spécialistes de la ménopause ou de l’andropause, sophrologues), choisis pour leur expertise réelle dans ce domaine. Et nous assurons un suivi dans le temps. Les patients mesurent concrètement les effets des ajustements mis en place. Voir l’impact objectif de ses actions sur ses propres marqueurs biologiques est le levier le plus puissant pour ancrer un changement durable.

Nous, nous lisons entre les lignes biologiques. Et à 50 ans, ces lignes racontent encore une histoire qu’il est possible d’infléchir.

Quels marqueurs biologiques vous semblent particulièrement critiques à surveiller à partir de 50 ans ?

Plusieurs sont absolument incontournables. Le bilan hormonal complet d’abord : FSH, LH, estradiol, progestérone pour les femmes ; testostérone libre et totale, DHEA pour les hommes. Nous proposons également le DUTCH Test, qui va bien au-delà d’un simple dosage hormonal : il analyse le métabolisme des hormones, c’est-à-dire ce que l’organisme fait réellement de ces hormones une fois produites. Cette information est d’une richesse diagnostique incomparable pour comprendre les transitions propres à la cinquantaine.

Viennent ensuite les marqueurs métaboliques (glycémie à jeun, insuline, HbA1c, profil lipidique détaillé) car la résistance à l’insuline s’installe souvent silencieusement après 50 ans. Les marqueurs inflammatoires : CRP ultrasensible, homocystéine, qui révèlent des états inflammatoires chroniques de bas grade, prédicteurs reconnus de pathologies cardiovasculaires et de déclin cognitif. Et enfin le bilan micronutritionnel complet : magnésium intracellulaire, zinc, vitamine D, oméga-3. Ces carences sont extrêmement fréquentes à cet âge et quasiment invisibles sur un bilan standard. Ce sont pourtant elles qui expliquent l’essentiel de la fatigue, des troubles du sommeil et des baisses de performance que l’on attribue trop vite et trop facilement au seul vieillissement.

Le stress chronique est devenu un enjeu sanitaire majeur. Après 50 ans, il prend une dimension particulière. Que peut révéler la biologie à ce sujet ?

Le stress est le grand dissimulateur. Il s’installe progressivement, compensé pendant des années par la volonté et l’habitude, jusqu’au moment où l’organisme n’a plus les ressources pour tenir. Ce qui rend la situation particulièrement complexe après 50 ans, c’est que le stress chronique interagit directement avec la transition hormonale. Le cortisol entre en compétition avec la progestérone pour les mêmes récepteurs cellulaires. Chez une femme en péri-ménopause déjà en déficit de progestérone, un cortisol chroniquement élevé aggrave les insomnies, l’anxiété, la prise de poids abdominale. Le corps est littéralement pris en tenaille.

Nous disposons d’un outil simple, non invasif et d’une précision remarquable pour objectiver cet état : le cortisol salivaire matinal. Prélevé au réveil, avant même de se lever, il reflète fidèlement la réponse du système neurovégétatif. Un taux élevé indique un organisme en alerte constante, qui consume ses réserves. Un taux anormalement bas, et c’est le signal le plus préoccupant, révèle un système épuisé, incapable de réagir : on est en présence d’un burnout avéré ou imminent. Notre rôle est d’intervenir dans l’intervalle entre ces deux états, quand le signal d’alarme est là mais que la catastrophe n’est pas encore survenue.

Dans un contexte de concentration du secteur, comment un laboratoire indépendant comme MGD parvient-il à préserver sa singularité, précisément sur ces enjeux des 50+ ?

La concentration du marché est une réalité en Suisse comme dans le reste de l’Europe. Les grands groupes standardisent les processus et optimisent les coûts. Cette logique économique est parfaitement compréhensible, mais elle crée par définition un espace pour ceux qui refusent la standardisation. Notre indépendance n’est pas une nostalgie, c’est une approche qui nous permet d’intégrer rapidement des analyses de pointe, comme le DUTCH Test hormonal ou les bilans de microbiote intestinal, sans attendre les arbitrages d’une direction nationale distante.

La génération 50+ est précisément la population la plus sous-servie par la médecine conventionnelle. Ces patients ont des symptômes réels, mais leurs analyses standards reviennent dans les normes. Ils vivent une errance thérapeutique douloureuse. De plus en plus de médecins s’orientent vers une médecine intégrative qui tient compte de la nutrition, du mode de vie et de la biologie fonctionnelle dans une vision globale du patient. MGD se situe exactement à l’intersection de ces nouvelles attentes. Dans un système de santé appelé à évoluer vers davantage de prévention et de personnalisation, nous sommes convaincus qu’un laboratoire indépendant, agile et ancré dans un réseau de partenaires de confiance, a un rôle irremplaçable à jouer.

Plus d’informations sur :
www.labomgd.ch

À propos

Le Laboratoire MGD est un acteur historique de la biologie médicale en Suisse romande. Fondé en 1974 à Genève, il fait partie des derniers laboratoires indépendants de Suisse et s’est construit autour d’un modèle fondé sur la rigueur scientifique, la maîtrise technologique et la proximité avec les professionnels de santé. Certifié Swissmedic, MGD réalise plus de 95 % de ses analyses sur son site de Genève, garantissant ainsi un contrôle complet de la chaîne analytique, des délais de rendu rapides et une qualité de résultats reconnue. Plus de 1000 professionnels de santé font confiance au laboratoire chaque jour.

Fort de son indépendance et de son agilité, MGD a progressivement élargi son champ d’action pour répondre aux évolutions du système de santé. Le laboratoire développe aujourd’hui une offre intégrant analyses conventionnelles, biologie fonctionnelle, bilans préventifs personnalisés et solutions d’accompagnement, notamment pour les 50+. Il s’appuie sur des technologies de pointe, un réseau de partenaires thérapeutiques et une équipe pluridisciplinaire de plus de 100 collaborateurs engagés. Cette approche globale permet à MGD de jouer un rôle croissant dans la prévention, la compréhension des déséquilibres métaboliques et la promotion d’une santé durable, au service des patients comme des organisations.

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