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ZFF 2020: quelques films à ne pas manquer

01.10.2020
par Andrea Tarantini

Actuellement, à Zurich, se déroule le 16e Festival du Film. Nous avons eu la chance de regarder quelques films et nous vous en proposons quelques un à ne pas manquer.

Never Rarely Sometimes Alwasys – Eliza Hittman

Autumn, une adolescente de 17 ans, tombe enceinte de manière imprévue. Ce qui a valu à «Juno» un Oscar pour le meilleur scénario original en 2008 et trois autres nominations, est repris dans «Never Rarely Sometimes Always». Autumn vit avec sa famille en Pennsylvanie, dans le nord-est des États-Unis. Lorsqu’elle tombe enceinte, toute sa vie est bouleversée. Pour pouvoir avorter, elle a besoin de l’accord de ses parents. Elle part donc à New York avec sa cousine. C’est là qu’elle veut pratiquer l’intervention. Cependant, l’avortement est retardé et la jeune femme doit rester à New York pour plusieurs jours, sans argent ni logement.

Si «Never Rarely Sometimes Always» convainc les spectateurs c’est surtout grâce aux compétences de Sidney Flanigan, la jeune actrice principale. En effet, elle joue le rôle d’Autumn avec une authenticité remarquable. Par ailleurs, un autre point positif du film concerne le scénario qui laisse une place importante à l’interprétation, surtout lorsqu’il s’agit du doute qui règne au sujet de l’identité du père de l’enfant. Ainsi, le scénario encourage la réflexion et la discussion. Que manque-t-il au film? Des moments de surprise significatifs et un peu d’imprévisibilité dans l’intrigue.

The Assistant – Kitty Green

Un jour, un lieu, un secret de polichinelle et une rencontre qui laisse le public bouche bée. «The Assistant» de Kitty Green est un film très simple. Pendant une journée, le spectateur suit Jane, assistante d’un producteur de films influent. Un jour pendant lequel, comme d’habitude, la jeune femme observe de nombreuses incohérences dans son entreprise. Ces incohérences se condensent ensuite en une image sinistre. Mais comment se termine la journée de Jane? Petit indice: il s’agit d’une journée importante pour la jeune femme car elle prendra une décision qui l’amènera à de longues réflexions.

«The Assistant» prouve qu’un film n’a pas besoin de grands effets pour plaire au public et lui laisser une impression durable. Ce film montre pourquoi les personnes qui subissent des abus gardent le silence plutôt que dénoncer les injustices subies. Enfin et surtout, il aide à comprendre le contexte complexe du mouvement MeToo.

Gagarine – Fanny Liatard & Jérémy Trouilh

Yuri, 16 ans, vit dans les tours Gagarine, dans la banlieue de Paris, un point de convergence social qui est en contraste extrême avec le rêve de Yuri: devenir astronaute et quitter enfin cet endroit. L’administration des tours décide de démolir le complexe, ce qui conduit alors à une suite d’événements fatidiques. Le rêve et la réalité se confondent et se succèdent. Le plus grand rêve de Yuri va-t-il enfin se réaliser?

«Gagarine» est non seulement capable d’établir des liens postmodernes uniques – comme celui qui est fait au sujet de Juri Gagarine, le premier homme dans l’espace – mais il suscite aussi l’intérêt du public grâce des scènes très authentiques. Le film emmène le spectateur dans un monde unique, qui d’une part reflète une dure réalité, mais qui d’autre part invite au rêve. Passionnant jusqu’à la dernière minute!

The Mole Agent (titre original: El agente topo) – Maite Alberdi

Contrairement aux trois autres films que nous vous avons présentés, “The Mole Agent” est un documentaire. Bien que le style de ce film puisse sembler peu intéressant au premier abord, il se révèle intriguant et intéressant. Au début, une annonce de journal est mise en avant et on apprend que le détective privé Rómulo veut trouver un homme âgé qui puisse s’infiltrer dans une maison de retraite au Chili afin de surveiller la mère de sa cliente, convaincue que sa mère n’est pas bien soignée dans ce foyer. Le veuf Sergio, âgé de 83 ans, répond à la description du profil recherché par le détective et est tout de suite engagé. Sans plus tarder, il se retrouve infiltré dans la maison de retraite – équipé d’un bloc-notes, d’un smartphone et de caméras cachées dans des lunettes et des stylos. Que va-t-il découvrir?

«The Mole Agent» fait rire mais il présente aussi des moments émouvants qui invitent à découvrir un monde souvent laissé de côté: celui des habitants des maisons de retraite. Tous les personnages s’avèrent tout de suite attachants et tout spectateur voudrait qu’ils réalisent leurs rêves, même les plus insolites. Un vrai chef-d’œuvre!

Découvrez Favolacce, un autre film intéressant présenté au Festival du Film de Zurich.

Texte Lars Gabriel Meier

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