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«Allô, le 144? C’est un possible cas d’AVC!»

05.03.2020
par Laetizia Barreto

Un accident vasculaire cérébral (AVC) peut survenir de manière inattendue. Dans ces cas-là, agir rapidement et efficacement peut sauver des vies. Mais attention, bien que les symptômes semblent avoir disparu, le danger n’est pas forcément écarté.

Paralysie soudaine d’une moitié du corps, sentiment de faiblesse, problèmes soudains d’élocution, de vision ou vertiges graves: les symptômes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) varient selon les régions du cerveau qui sont touchées et selon le degré d’atteinte. En principe, un AVC peut se déclencher chez n’importe qui, de manière soudaine. Bien qu’il soit moins fréquent chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes.

Reconnaître les signes d’un AVC

Il existe des tests relativement simples pour détecter un accident vasculaire cérébral. Vous pouvez demander à la personne concernée de sourire calmement, de répéter une phrase simple ou encore de tendre les bras vers l’avant (paumes vers le haut). Si son sourire est tordu et qu’un côté du visage ne réagit pas, ce n’est pas bon signe.

C’est pareil dans le cas d’un bras qui ne se lève pas ou qui part en arrière lorsque la personne tente d’étirer ses membres. Ainsi, si la personne n’arrive pas à répéter ce que vous lui demandez ou qu’elle marmonne des propos qui ne font pas de sens, cela peut être également un signe possible d’une attaque cérébrale.

Remarquer les incidents précurseurs

Si les AVC se produisent sans crier gare, ils peuvent toutefois avoir des incidents précurseurs: les accidents ischémiques transitoires (AIT). Contrairement à une “vraie” attaque cérébrale, ces “mini” dérèglements ne durent que quelques minutes. À retenir! Les symptômes peuvent complètement disparaître d’un instant à l’autre, pour ensuite revenir en force sous la forme d’un AVC. Le Dr Robert Keller, directeur de la Fondation suisse de cardiologie, met en garde: “même si les symptômes apparaissent que très temporairement, il est essentiel de les prendre au sérieux et de se faire examiner par un spécialiste”.

En cas de suspicion d’AVC, composez directement le 144 

Beaucoup de personnes ne sont pas certaines de leur réaction en cas d’urgence. Cela peut aider d’imaginer le scénario et de s’informer sur les mesures à prendre. Par exemple, vous pouvez vous entraîner avec l’application “Urgence HELP” de la Fondation suisse de cardiologie.

Même si vous n’êtes pas sûr que ce soit un AVC, le premier réflexe à adopter est d’appeler le 144 et de leur décrire la situation. La personne à l’autre bout du fil est qualifiée pour ce genre de situation. Elle vous posera des questions spécifiques et décidera de l’urgence de votre cas.

N’ayez en aucun cas peur des coûts, évidemment si l’appel n’est pas une mauvaise blague. Dans le “pire des cas” (ou le meilleur), vous apprendrez par téléphone qu’il s’agit certainement d’autre chose qu’un accident vasculaire cérébral.

Si un des symptômes mentionnés ci-dessus est présent, appelez immédiatement  les urgences!  Car si un AIT est suivi d’un accident vasculaire cérébral, votre réaction peut sauver la vie de quelqu’un.

Texte Johanna Widmer 

Traduit de l’allemand par Laetizia Barreto

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