« après 50 ans, on sait ce que l’on aime »
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« Après 50 ans, on sait ce que l’on aime »

16.12.2023
par SMA

En terme de longévité, la Suisse tutoie désormais les champions planétaires. Un garçon né en Suisse en 2021 a même la plus longue espérance de vie au monde.

Mathilde Appia, Directrice de la Fondation Qualife

Mathilde Appia
Directrice de la Fondation Qualife

Les études montrent que ces dernières décennies, nous gagnons deux mois d’espérance de vie chaque année. Le nombre de centenaires a explosé (1’888 au moment d’écrire ces lignes), et ce phénomène va crescendo.

Mais plus important encore, on vieillit en bonne santé !

Ainsi, lorsque l’on souffle sa cinquantième bougie, on est assuré d’avoir devant soi, en moyenne, entre 25 et 35 ans de vie en bonne santé. Et ça, ça ouvre des perspectives. Sur le plan privé bien sûr, mais également sur le plan professionnel.

En effet, cette étape de vie ne marque plus le crépuscule d’une carrière. Elle marque le début d’un important chapitre professionnel empreint de maturité et d’expérience.

Après 50 ans, on sait ce que l’on aime, qui l’on veut être, et ce qui a du sens pour nous. On ne se disperse plus. On met notre énergie et notre savoir accumulé au service de choses auxquelles on croit. Parmi ces choses, il y a bien souvent son métier, son entreprise.

Après 50 ans, […] on met notre énergie et notre savoir accumulé au service de choses auxquelles on croit.
Mathilde Appia

Comme le dit Aznavour, les moins jeunes « ne gaspillent pas leur temps en croyant l’arrêter, ne s’essoufflent pas à courir pour le retenir même le devancer ». Cela en fait des collaborateur∙trice∙s particulièrement intéressant∙e∙s, car faisant preuve d’une grande loyauté et fiabilité. L’intelligence est cristallisée, la course à la carrière est apaisée, les priorités sont définies. Et grâce à tout cela, ils et elles ont la capacité naturelle à être des liants et des mentors au sein d’une équipe.

Même si cela reste peu courant (les plus de 50 ans sont la tranche de la population la moins représentée au chômage), il peut arriver qu’une rupture professionnelle fasse dérailler le disque à un âge où le retour en emploi est plus difficile car en proie aux préjugés. Il s’agit alors de garder confiance et de se faire outiller, par exemple en étant accompagné∙e par des structures spécialisées comme la Fondation Qualife. C’est alors l’opportunité de se réinventer professionnellement, de se lancer dans des projets qui résonnent avec ses valeurs et de trouver un juste équilibre entre l’épanouissement personnel et professionnel. Cela ne signifie pas nécessairement un changement radical de carrière, mais plutôt une adaptation dynamique aux exigences du monde professionnel moderne et, surtout, à ses propres aspirations.

Texte Mathilde Appia, Directrice de la Fondation Qualife

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