À l’heure où les collectivités doivent concilier performance, sobriété énergétique et qualité de vie, les objets connectés s’imposent comme des leviers clés. Grâce à la collecte et à l’analyse de données en continu, ils permettent d’optimiser les services publics et d’accompagner la transition vers des territoires plus durables. Éclairage avec Léola Genieis, responsable de marché territoires connectés et durables chez Synox.

Léola Genieis
Responsable de Marche Territoires Connectes et Durables
Des données essentielles pour mieux piloter
Au cœur de cette transformation, la donnée devient un véritable outil d’aide à la décision. « Nous sommes éditeurs d’une plateforme IoT qui permet de gérer des objets connectés pour des usages métiers très variés », explique Léola Genieis.
Gestion des déchets, suivi énergétique, pilotage des bâtiments et des équipements publics ou contrôle des ressources : les applications sont nombreuses. « L’objectif est d’aider les collectivités à exploiter ces données pour optimiser leurs coûts et leurs pratiques. » Cette approche ne concerne pas uniquement les grandes villes. « On parle plutôt de territoires connectés et durables, car ces solutions s’adressent aussi bien aux zones rurales qu’aux milieux urbains. »
Les réseaux bas débit comme le LoRaWAN facilitent le déploiement de capteurs sur le terrain. « Avec un investissement limité pour plusieurs capteurs, il est possible de remonter des données à un rythme prédéfini et de les exploiter selon les besoins », précise l’experte. Peu énergivores, ces infrastructures permettent une gestion plus fine des ressources, adaptée aux besoins spécifiques de chaque collectivité.
Des usages concrets au quotidien
L’un des principaux atouts des objets connectés réside dans leur capacité à agir à toutes les échelles. « Nous pouvons détecter des fuites d’eau, même sur des installations très localisées. Cela va du micro au macro », souligne Léola Genieis.
Suivi des consommations énergétiques, pilotage de la ventilation, éclairage public, stationnement intelligent ou encore surveillance de la qualité de l’air : les usages se multiplient et se généralisent. « Les économies sont réelles, car elles reposent sur des données concrètes et analysées dans le temps. »
Une transition déjà bien engagée
Si certaines collectivités restent prudentes, l’adoption s’accélère. « Depuis 2016, des villes comme Montpellier ont déployé massivement ces dispositifs. Aujourd’hui, les usages se structurent et sont adoptés par de nombreuses collectivités de toutes tailles », observe-t-elle.
Les contraintes réglementaires renforcent également cette dynamique, en imposant un suivi précis des consommations énergétiques des bâtiments et des infrastructures. « Les données deviennent indispensables pour assurer un suivi précis et pour s’organiser efficacement. »
Au-delà de la technologie, l’enjeu est aussi de rendre ces informations accessibles. « Notre rôle est de rendre la donnée intelligible grâce à des tableaux de bord adaptés, créer des alertes afin d’identifier les points de vulnérabilité et répondre avec sens aux besoins des élus. »
C’est finalement une approche globale, collectant des données essentielles et permettant de décloisonner les services et d’améliorer la coordination entre les acteurs : des outils au service de territoires plus intelligents et plus résilients.
Laisser un commentaire