Construction et Immobilier Développement durable Économie Énergie Immobilier Industrie

Isolation et empreinte écologique

27.06.2019
par SMA

Pour diminuer l’empreinte écologique d’un bâtiment, plusieurs solutions sont disponibles sur le marché. En matière d’isolation, les produits et matériaux durables doivent être privilégiés. S’ils s’avèrent meilleurs pour l’environnement et le confort des habitants, ils participent aussi à l’amélioration de l’efficience énergétique d’un ouvrage.

L’isolation constitue un élément de première importance dans la construction d’un ouvrage. Un peu légère sur les bâtiments d’il y a quelques décennies, cette couche protectrice s’étudie près aujourd’hui. Les professionnels du secteur y portent une attention particulière. Auparavant, des drames sanitaires ont été commis dans le cadre de l’élaboration et l’utilisation de matériaux d’isolation – comme avec l’amiante par exemple. Mais, désormais, les experts de la filière connaissent les spécificités techniques de ces éléments avec une plus grande précision. Dans le contexte actuel, marqué par des enjeux de développement durable, les matériaux isolants doivent être performants, écologiques et confortables. Ceci, tant pour les professionnels de la construction qui les installent que pour les utilisateurs des bâtiments en question.

Sur le marché actuel, les produits et matériaux disponibles que proposent les différents fabricants se multiplient. Pour s’y retrouver, il s’agit de faire un petit tour d’horizon de leurs spécificités techniques et de leur impact environnemental.

Isoler sa maison avec du chanvre

Le chanvre peut en étonner plus d’un lorsque l’on l’évoque comme un isolant. Pourtant, il faut savoir qu’il présente de nombreux avantages. Le chanvre s’utilise depuis des milliers d’années en tant que matière première par l’homme. Au début, on le consacrait à la fabrication de vêtements, de papier et d’huile. Rapidement, on s’est aperçu qu’il pouvait également jouer un rôle central dans le secteur de la construction. D’origine végétale, ce matériau constitue ainsi une alternative renouvelable intéressante pour une utilisation en tant qu’isolant au sein d’un logement. Utilisé depuis peu de cette manière, le chanvre présente l’avantage de ne contenir aucun additif potentiellement nuisible pour l’environnement.

Et durant les étapes de sa fabrication et de la pose ce matériau ne représente aucun danger pour la santé. Un élément important, surtout pour préserver au mieux la santé des professionnels de la construction et des habitants.

Enfin, on peut encore relever que le chanvre s’avère facile à poser en tant qu’isolant pour les murs, le toit ou encore le sol, et cela pour d’anciennes comme de nouvelles constructions.

Le liège, performances thermiques et acoustiques

Parmi les autres matériaux isolant végétaux à privilégier, on peut aussi évoquer le liège. Ses atouts principaux: d’excellentes performances, tant en matière d’isolation thermique qu’acoustique. Généralement conditionné sous forme de plaques, ce matériau s’avère aussi très simple à poser. On peut notamment l’utiliser pour isoler les murs intérieurs et extérieurs, les combles mais aussi les sous-bassements. Imperméable et très difficilement inflammable, le liège s’avère par ailleurs étanche, léger et résistant aux insectes ainsi qu’aux rongeurs ou encore aux champignons. Avec une excellente rigidité ainsi qu’une grande facilité de coupe, le liège figure clairement parmi les meilleurs matériaux isolants d’origine végétale.

En intérieur, on privilégiera également des matériaux dont le pouvoir d’isolation phonique s’avère optimal. Outre le liège, on peut aussi conseiller de recourir à de la laine de coton. Idéal pour cloisonner efficacement les espaces intérieurs, ce matériau peut par ailleurs s’associer au liège pour obtenir les meilleures performances possibles. À noter également: pour optimiser l’isolation acoustique, on veillera aussi à désolidariser complètement la cloison phonique de la structure primaire. Pour cela, on peut par exemple utiliser différents types de supports spécifiquement fabriqués dans ce but ainsi que des membranes dites «anti-vibratiles».

On l’aura compris, pour diminuer au maximum son impact environnemental par rapport au choix de son isolation, il s’agit notamment de privilégier les produits fabriqués avec des matériaux d’origine végétale. Ce type de produits permet en outre de limiter dans des proportions importantes l’énergie grise, soit la quantité d’énergie nécessaire pour produire ces matériaux. La santé des occupants comme des travailleurs est en outre préservée grâce à l’absences d’additifs ou d’autres produits polluants et potentiellement néfastes. En fin de vie, on pourra ensuite recycler efficacement ses produits pour les utiliser à d’autres fins. Ce qui contribue encore une fois à diminuer l’empreinte écologique des bâtiments.

Les classiques: laine de verre et de roche

Massivement utilisées dans le secteur de la construction, la laine de verre ainsi que celle de roche sont aussi à considérer attentivement. Ces produits présentent également de nombreux atouts mais s’avèrent en revanches moins exemplaires d’un point de vue écologique. La laine de verre, très légère, est notamment appréciée pour cette qualité ainsi que pour la facilité et l’efficacité avec laquelle elle est comprimée et travaillée. De par sa légèreté, on la trouve souvent en toiture, qu’il s’agisse de toits plats ou en pente.

Quant à la laine de roche, elle s’avère surtout intéressante pour ses bonnes performances d’isolation phonique. Plus lourde que la laine de verre, on la trouvera notamment au sol ou encore dans des panneaux de cloisons.

Avec des prix forcément intéressants sur le marché, ces deux types de matériaux s’utilisent logiquement dans de larges proportions pour tout type de construction. Pour leur fabrication, il faut cependant savoir que des étapes assez gourmandes en énergie s’avèrent nécessaires. Pour limiter son empreinte carbone, elles ne sont donc pas exemplaires. Certains organismes pointent également du doigt la volatilité des fibres qui se trouvent dans ces matériaux et leur potentiel impact négatif sur la santé des travailleurs qui sont en contact avec ces produits ainsi que des futurs locataires.

Les filières concernées sont toutefois de plus en plus nombreuses à privilégier les matières recyclées pour la fabrication de leurs produits. A la fin de leur cycle de vie, ces matériaux peuvent également se récupérer et se recycler. Les filières concernées s’impliquent d’ailleurs de plus en plus activement dans le but de multiplier les possibilités de recyclage et de réutilisation de ces matériaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ARTICLE PRÉCÉDENT
ARTICLE SUIVANT