produire, transformer, vendre, innover. l’audace pleine de sens de l’union maraîchère de genève
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Produire, transformer, vendre, innover. L’audace pleine de sens de l’Union maraîchère de Genève

07.05.2026
par SMA

Aujourd’hui, il y a une forme de fierté à l’Union maraîchère de Genève. Celle d’avoir installé sur le marché une marque identifiable, reconnue par les consommateurs romands, qui trouve progressivement sa place sur les étals des commerces. Avec une vingtaine de produits, la gamme « Côté Jardin » s’est étoffée au fil des années comme un prolongement naturel du travail de la coopérative et une manière de faire ancrée dans le réel. Pourtant, rien de cette épopée n’était écrit d’avance.

Le point de départ est un problème très concret. En été 2018, une surproduction de tomates, combinée à une baisse de la demande, laisse d’importants volumes sans débouché. L’épisode marque un tournant. Il devient évident qu’il ne suffit plus de produire, il faut aussi être capable de valoriser les fruits et légumes.

La réponse est évidente, transformer plutôt que jeter. Les jus de tomates ouvrent la voie, suivis par des soupes et des veloutés, dont celui de l’iconique légume genevois, le cardon. Puis viennent les nectars volontairement peu sucrés, notamment à base de fraises mara des bois, variété emblématique de Genève. Plus récemment, des sauces piquantes à base de piments cultivés à Genève sont venues compléter la gamme, avec un succès immédiat à la clé. Leurs noms donnent le ton et lèvent tout doute sur la provenance. « Tout de bon », « Post Tenebras Lux » ou encore « De bleu de bleu » assument un ancrage local affirmé.

À chaque étape, la logique reste la même. On ne part pas d’un besoin du marché, mais de la production existante. Partir de ce qui est là et le sublimer sans le dénaturer. Ce choix n’est pas seulement une réponse au gaspillage. Il est aussi au cœur d’un modèle où la question économique n’est jamais secondaire, mais conditionne la capacité à exister. Comme le résume Xavier Patry, directeur de l’UMG, « pour moi, la durabilité est d’abord économique », avant d’ajouter que « tout ce qu’on ne jette pas et qu’on valorise sera bénéfique pour le producteur également ».

Dans ce contexte, l’UMG a obtenu la certification B Corp en décembre 2023, très au-dessus de la médiane des entreprises évaluées. La coopérative avait déjà formalisé ses pratiques environnementales en rejoignant Demain la Terre en 2020, puis en lançant en 2021 son label « Zéro Pesticide » sous serre, grâce à l’introduction de pollinisateurs naturels et d’insectes auxiliaires. B Corp est venue sanctionner un chemin déjà parcouru, en intégrant les dimensions économiques, sociales et environnementales.

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Cette solidité s’explique aussi par la structure même de la coopérative. Fondée en 1949, l’UMG regroupe 30 membres qui cultivent ensemble 30 000 tonnes de fruits et légumes par an. Avec plus de 700 collaboratrices et collaborateurs sur l’ensemble de la filière et un chiffre d’affaires de 70 millions de francs, elle est un pilier de l’économie locale. Sa gouvernance repose sur un principe statutaire simple et exigeant : « un membre, une voix », quel que soit le poids économique de chacun. C’est ce modèle, équitable et orienté vers l’avenir, que la certification B Corp reconnaît dans toute sa dimension.

L’UMG assure, avec ses producteurs, la culture des fruits et légumes, ainsi que leur transformation et leur conditionnement. Autour de cette maîtrise de la chaîne, elle s’appuie sur un réseau de proximité, en privilégiant des partenaires locaux. Ce choix responsable peut impliquer des coûts plus élevés, mais il permet de créer des relations durables et de préserver un tissu économique local qui fonctionne et ne se délite pas.

La démarche reste en mouvement. Chaque produit est testé, ajusté, parfois abandonné. L’innovation passe aussi par là. Accepter de se tromper, recommencer, affiner. Cette capacité à s’adapter, à saisir les opportunités et à avancer de manière pragmatique traduit une agilité ancrée dans le terrain. C’est ce processus qui permet, au fil du temps, de construire une gamme pertinente et appréciée.

Cette dynamique se retrouve également en interne. Le développement des produits, leur présence en rayon et le succès de ces réalisations contribuent à renforcer l’implication des équipes. Cette fierté partagée donne du sens au quotidien et participe à la solidité du modèle.

À cela s’ajoute un principe simple, mais exigeant, la transparence. La coopérative ouvre ses portes, explique ses choix et montre ses pratiques sans détour. Comme le résume justement Xavier Patry, « on aime montrer aux gens ce qu’on fait et comment on le fait ». Cette relation directe contribue à construire une confiance durable, fondée sur des faits.

Ce qui n’était au départ qu’une réponse à un surplus est devenu une véritable manière d’entreprendre. Manière aussi de relier production, transformation et marché, pour créer de la valeur en restant fidèle à ce territoire et à celles et ceux qui le cultivent. Le modèle de l’UMG pose une question qui dépasse ses frontières : et si la performance économique et l’ancrage local n’étaient pas opposés, mais les deux faces d’une même ambition ?

 

Plus d’informations sur

www.umg.ch

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