Fondée en 2012, LVTiC est née d’un constat : l’immobilier industriel et logistique nécessite une expertise spécifique, bien différente de l’immobilier généraliste. Pour répondre au mieux aux besoins de ses clients, ce cabinet indépendant spécialisé en immobilier d’entreprise combine ainsi les nouveaux outils technologiques avec l’expertise métier de ses équipes.

Étienne Baudriller
Fondateur et Gérant

Arnaud Bon-Mardion
Directeur des Opérations
Etienne Baudriller est le fondateur et gérant de LVTiC, et Arnaud Bon-Mardion est le directeur opérationnel de la société. Dans cette interview, ils reviennent sur l’approche holistique de l’entreprise, qui combine maîtrise des contraintes métiers, réglementaires et opérationnelles.
Etienne Baudriller et Arnaud Bon-Mardion, quelle est la vision de LVTiC ?
Fondée en 2012, LVTiC Sàrl est un cabinet de courtage indépendant spécialisé en immobilier d’entreprise, avec une expertise de niche sur le segment industriel et logistique en Suisse romande. Depuis sa création, LVTiC contribue à l’adéquation entre activités industrielles et immobilier d’entreprise, en alliant expertise métier, ancrage local et agilité opérationnelle pour dynamiser l’écosystème romand.
Là où d’autres acteurs plus généralistes survolent le segment industriel, LVTiC en a fait sa singularité. Cette expertise nous permet de comprendre en profondeur les contraintes techniques, fonctionnelles et opérationnelles des activités industrielles et logistiques et de transformer ces contraintes en avantage compétitif pour nos clients. Près de 90 % des mandats exclusifs qui nous sont confiés aboutissent à une signature.
Dans un contexte de transformation digitale, comment percevez-vous l’évolution de la recherche immobilière logistique vers une expérience plus conversationnelle, portée par l’IA ?
Nous assistons à une transformation profonde de la manière dont les utilisateurs recherchent leurs futurs sites. Historiquement, la recherche immobilière reposait sur une série de filtres tels que la surface, le prix ou la localisation. Aujourd’hui, avec l’émergence de l’intelligence artificielle et des interfaces conversationnelles, les utilisateurs décrivent davantage un projet dans son ensemble : activité, contraintes, budget, calendrier ou perspectives de croissance.
Cette évolution pousse les professionnels à repenser leurs méthodes de travail, les points de contact entre les utilisateurs, et les plateformes. Demain, la différence ne se fera plus uniquement sur la visibilité des annonces, mais sur la qualité des informations, la structuration des annonces et leur capacité à être interprétées par les outils d’IA. Nous avons d’ailleurs expérimenté des agents conversationnels capables de répondre de manière structurée à certaines demandes clients.
Quel impact les visites immersives et la réalité virtuelle ont-elles sur l’immobilier logistique ?
Ces technologies changent déjà concrètement l’expérience client. Dans l’immobilier industriel et logistique, comprendre un bâtiment ne se limite pas à visiter des mètres carrés. Il faut évaluer les volumes, les flux, les accès poids lourds, les quais, les circulations, les contraintes techniques ou les possibilités d’évolution.
Les visites immersives, les jumeaux numériques et la réalité virtuelle permettent de limiter les déplacements, de faciliter la projection des utilisateurs (e.g. l’implantation de leurs équipements, flux logistiques ou espaces de production), tout en valorisant des actifs complexes ou en développement. Ces outils ne remplacent pas la visite physique, mais ils rendent les échanges plus qualitatifs et les décisions plus rapides.
Comment les données et l’IA permettent-elles d’identifier des opportunités off market dans l’immobilier logistique ?
Les données foncières, cadastrales, économiques et les outils de prospection avancés nous permettent aujourd’hui d’identifier des opportunités avant même qu’elles n’arrivent sur le marché et de mener des campagnes ciblées. Dans un secteur où une grande partie des transactions se réalise hors marché, cela devient un avantage concurrentiel majeur.
Cette approche permet d’accéder à des opportunités exclusives, de raccourcir les délais de recherche, de créer des offres sur mesure et d’adopter une démarche proactive plutôt que réactive. Le courtier ne se contente plus d’attendre une offre : il contribue à la faire émerger.
Face à cette montée en puissance de la data et des technologies, comment le rôle du courtier évolue-t-il vers celui de conseiller stratégique ?
Le métier de courtier évolue aujourd’hui vers un rôle de conseiller stratégique. Les outils technologiques automatisent une partie des tâches de recherche et de matching, ce qui permet de se concentrer davantage sur l’analyse, la compréhension des besoins, les stratégies de commercialisation et l’accompagnement des clients.
Chez LVTiC, nous nous appuyons sur plus de quinze ans de données de marché et de connaissance du terrain. Mais la technologie seule ne suffit pas : notre véritable valeur réside dans notre capacité à interpréter et structurer l’information, à comprendre les enjeux des entreprises et à les accompagner dans leurs décisions immobilières à long terme, données à l’appui.
Dans ce nouvel environnement technologique, quelle place accordez-vous encore à l’humain, à l’expertise métier et à la relation de confiance ?
Dans l’immobilier industriel et logistique, la technologie accélère les échanges, mais elle ne remplace ni l’expérience ni la confiance. Notre métier reste avant tout un métier de terrain, au plus près des entrepreneurs et de leurs réalités. Choisir un site de production, un entrepôt ou un nouveau siège est une décision stratégique qui engage souvent l’entreprise pour plusieurs années et influence directement sa compétitivité. Dans ces projets, l’expertise sectorielle, la compréhension des enjeux opérationnels, la connaissance du tissu économique local et la force du réseau font toute la différence pour identifier les bonnes opportunités et sécuriser les décisions.
Au-delà des compétences, nos valeurs sont notre premier engagement : intégrité, transparence et responsabilité. Car les meilleurs outils et les meilleures données n’ont de valeur que s’ils servent une relation de confiance et des solutions pérennes pour les entreprises.
Chez LVTiC, nous nous adaptons en renforçant nos outils, notre capacité d’analyse et notre connaissance du terrain. Mais notre conviction reste inchangée : la technologie transforme le métier, l’humain reste au centre de la création de valeur.

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