Prévoir ses obsèques, un choix responsable et personnalisé
Organiser ses obsèques à l’avance permet de soulager ses proches et de s’assurer que ses volontés seront respectées. Mais comment les préparer en toute sérénité, en prenant des décisions éclairées ? Financement, impact écologique et démarches à suivre, Sophie Bedoian, directrice des Pompes Funèbres Générales Genève SA, nous éclaire sur les solutions proposées avec Azur Prévoyance Funéraire SA.

Sophie Bédoïan
Directrice des Pompes Funèbres Générales Genève SA
Sophie Bedoian, quels sont les principaux éléments à anticiper lorsqu’on souhaite organiser ses obsèques à l’avance ?
C’est une démarche personnelle qui peut sembler difficile, mais elle constitue avant tout un acte d’amour envers ses proches. Elle consiste d’abord à réfléchir à ses souhaits et à les consigner dans un contrat, en précisant également ce que l’on ne souhaite pas. La première décision concerne le mode de sépulture : inhumation ou crémation. Il faut ensuite envisager le type de cérémonie souhaitée, religieuse ou laïque. Celle-ci n’est pas obligatoire : certaines personnes préfèrent un simple moment de recueillement réservé aux proches. Il est aussi possible de préciser différents détails, comme le choix des musiques pendant la cérémonie, des fleurs ou encore la tenue portée le jour des obsèques. La question de la présentation du corps peut également être abordée : souhaite-t-on une mise en bière immédiate ou l’organisation d’une veillée funéraire ? Nous pouvons aussi accompagner le client dans la rédaction de l’avis mortuaire qui paraîtra dans le journal. Cependant, cet exercice étant souvent chargé émotionnellement, nous conseillons généralement de laisser la famille s’en charger. L’ensemble de ces éléments permet de soulager les proches au moment venu, en leur évitant d’avoir à prendre des décisions difficiles dans un contexte de deuil. Il reste toutefois important de leur laisser certains choix, comme celui des fleurs ou la rédaction de l’avis mortuaire. Cette implication dans l’organisation constitue aussi une manière de commencer le travail de deuil.
Le financement des obsèques est une question cruciale. Comment fonctionne la prévoyance funéraire et quelles garanties offrez-vous ?
Nos contrats permettent de financer ses obsèques à l’avance en toute sécurité. Azur Prévoyance Funéraire est une société anonyme dont l’unique mission est la gestion des contrats de prévoyance et des fonds qui lui sont confiés, afin de garantir la bonne exécution des volontés des contractants. Il est donc essentiel que les capitaux placés soient parfaitement sécurisés. Les fonds versés sont gérés par des institutions financières helvétiques et investis dans des placements sûrs, exclusivement en francs suisses, afin d’en garantir la disponibilité le moment venu. Contrairement à certains modèles, l’argent du contrat n’est pas intégré à la trésorerie d’une entreprise de pompes funèbres et ne peut donc pas être utilisé pour financer son activité. Ce fonctionnement permet d’éliminer tout risque financier. Le paiement peut s’effectuer en une seule fois ou être échelonné en plusieurs mensualités, jusqu’à 24 versements. En cas d’annulation du contrat, l’intégralité de la somme est restituée, après déduction des frais d’annulation en vigueur. Enfin, ces contrats présentent également des avantages fiscaux, puisqu’ils peuvent être déduits des impôts.
Qui peut souscrire un contrat et dans quelles régions intervenez-vous ?
Nos contrats de prévoyance sont accessibles à toute personne souhaitant organiser ses funérailles à Genève, Fribourg ou Neuchâtel. En cas de déménagement dans une autre région, le contrat reste valable, tant que les volontés funéraires ne changent pas. Par ailleurs, à Genève et à Plan-les-Ouates, les funérailles sont gratuites pour les habitants de la commune, ce qui peut constituer un véritable avantage pour ceux qui y résident. Depuis peu, la commune de Bellevue propose également une participation financière aux obsèques de ses habitants.
L’écologie est un enjeu croissant, y a-t-il des options funéraires plus respectueuses de l’environnement ?
Oui, tout à fait. Nous avons à cœur de limiter notre impact écologique. Nous proposons notamment des cercueils en pin 100 % biodégradables, des urnes écologiques en matériaux recyclables, en céramique ou en carton, ainsi que des capitons en coton biologique. Nous conseillons également aux familles de ne pas prévoir de chaussures. Les pacemakers sont retirés lors des mises en terre et des incinérations, ce qui est de toute façon obligatoire, afin de limiter les risques de pollution. Les soins de conservation, souvent considérés comme polluants (bien qu’ils ne le soient pas davantage qu’une paire de chaussures), ne sont jamais imposés. Nous privilégions des matériaux respectueux de l’environnement, alliant confort et durabilité. Le cimetière de Châtelaine va d’ailleurs bientôt ouvrir un espace dédié aux sépultures écologiques, avec des critères spécifiques, comme le choix de vêtements funéraires plus respectueux de l’environnement. L’évolution des pratiques est une réalité et nous accompagnons nos clients dans cette démarche.
Qu’en est-il des innovations funéraires ? D’autres modes de sépulture, plus écologiques, sont-ils envisagés en Suisse ?
Nous suivons de près les nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement. Pour l’heure, en Suisse, les obsèques se limitent encore à l’incinération ou à l’inhumation. Mais à l’avenir, des alternatives écologiques pourraient apparaître, comme l’humusation (compostage du corps) ou l’aquamation (dissolution dans une solution alcaline). Ces pratiques restent pour l’instant à l’étude et la législation suisse devra évoluer avant leur mise en place. À ce jour, l’aquamation est autorisée au Canada, dans certains États américains, en Australie et en Grande-Bretagne.
Les clients sont-ils réellement demandeurs d’options écologiques ?
Indéniablement. Depuis plus de 20 ans, nous observons une demande croissante et continue pour des funérailles respectueuses de l’environnement. Cette évolution traduit une réelle volonté de faire évoluer les pratiques afin de répondre aux préoccupations écologiques de la société. Beaucoup de familles nous interrogent notamment sur les cercueils en carton. À Genève, ils ne sont pas encore autorisés. Contrairement aux idées reçues, ils sont aujourd’hui plus polluants qu’un cercueil en bois, en raison des matériaux utilisés, notamment certaines colles contenant des solvants. Ils sont également plus coûteux et le temps de crémation est plus long. Toutefois, avec les progrès technologiques, il est possible que le cercueil en carton soit un jour commercialisé.
Comment souscrire un contrat de prévoyance ?
C’est très simple : il suffit de prendre rendez-vous, par téléphone ou via notre site internet, pour échanger autour de son projet. Le rendez-vous est gratuit et sans engagement. Nos conseillers sont là pour apporter l’accompagnement et les conseils nécessaires, avec empathie et bienveillance. Peu importe le nombre de rendez-vous : l’essentiel est que chacun puisse organiser ses obsèques en toute sérénité. Si les personnes ne peuvent pas se déplacer, nous pouvons également nous rendre à domicile. Il est important de prendre le temps de la réflexion. Lorsque le moment est venu, nous sommes là pour les accompagner.
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