oser investir dans son leaship : pourquoi les femmes gagnent à franchir le pas de l’executive mba
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Oser investir dans son leadership : pourquoi les femmes gagnent à franchir le pas de l’Executive MBA

16.01.2026
par SMA

Astrid Dauverné est co-directrice de l’Executive MBA de la Haute École de Gestion de Genève. Après une carrière internationale en marketing, elle s’est engagée dans la formation continue et le coaching exécutif pour « faire grandir des leaders prêts à relever les défis du XXIe siècle ».

Astrid Dauverné Co-directrice de l’Executive MBA, HEG-Genève

Astrid Dauverné
Co-directrice de l’Executive MBA, HEG-Genève

« Je ne suis pas prête », « Ce n’est pas le bon moment », « Ai-je vraiment ma place ? » Selon Astrid Dauverné, co-directrice de l’Executive MBA de la Haute École de Gestion de Genève et maître d’enseignement, ces phrases reviennent fréquemment lorsqu’elle échange avec des professionnelles expérimentées qui envisagent un Executive MBA. « Elles traduisent une réalité largement documentée : les femmes hésitent encore à investir dans des formations orientées direction d’entreprise, alors même que les besoins sont identifiés. »

Où en est la Suisse ? Des progrès… mais un plafond bas

En Suisse, la féminisation des instances dirigeantes progresse, mais marque le pas. Les dernières analyses issues des registres du commerce font état de 28,4 à 28,5 % de femmes dans les directions. Autrement dit, moins d’un tiers des membres des comités de direction sont des femmes. La tendance est similaire au sein des 100 plus grands employeurs suisses : environ 20 à 22 % de femmes en direction aujourd’hui, contre 4 % en 2006. Le bond est réel. Mais la dynamique ralentit. Du côté des conseils d’administration, la proportion atteint 33 %, dépassant le seuil indicatif de 30 % fixé par le droit des sociétés anonymes, tout en restant en deçà des pays européens les plus avancés. Le Cercle Suisse des Administratrices (CSDA) souligne ce contraste : si les grandes entreprises améliorent leur mixité, les PME restent en retrait. « C’est précisément dans ce contexte que les parcours Executive MBA peuvent jouer un rôle d’accélérateur, en renforçant les compétences et la visibilité des futures administratrices », rappelle la co-directrice de l’Executive MBA.

Et à l’international ? Les cohortes EMBA progressent… avec un léger recul en 2024

À l’échelle mondiale, l’Executive MBA Council (EMBAC) suit l’évolution de la présence féminine dans les programmes EMBA. Un record de 34,8 % d’étudiantes, atteint en 2022, contre 30,1 % en 2017, témoignait d’une dynamique encourageante. En 2024, la proportion recule légèrement. Un signal à prendre au sérieux. La parité n’est jamais acquise et suppose un engagement constant. « La diversité et la parité constituent des leviers essentiels au sein d’un programme EMBA. Elles enrichissent les échanges, favorisent des prises de décision plus inclusives et préparent les leaders à évoluer dans un environnement économique global et complexe. » Disposer d’un nombre significatif de femmes au sein des cohortes contribue aussi à créer un cadre dans lequel elles peuvent se projeter, s’exprimer et se sentir pleinement légitimes. « C’est essentiel pour que plus de femmes aspirent à des postes de direction », souligne Astrid Dauverné.

Pourquoi les femmes hésitent-elles ?

Pour Astrid Dauverné, trois freins apparaissent régulièrement. « D’abord, la formation est souvent perçue comme une « pause » coûteuse, dans une période déjà marquée par une forte charge professionnelle et personnelle ». Or, un EMBA est conçu pour s’adapter au rythme des cadres, avec des cours en blocs. Avec un retour sur investissement qui se matérialise rapidement (évolution de poste, revalorisation salariale). « Ensuite, en l’absence de rôles-modèles visibles et de sponsors au sein des organisations, les femmes candidatent moins ». Les données suisses montrent que nombre de dirigeantes sont recrutées en externe, ce qui peut fragiliser leur ancrage, d’où l’importance du mentorat et du coaching. « Enfin, les structures de soutien (employeur, entourage, école) jouent un rôle clé pour alléger la charge mentale. L’accompagnement personnalisé est un des piliers de notre EMBA », souligne Astrid Dauverné, citant la mise à disposition pour toutes les participantes d’un.e coach de carrière certifié.e.

Annick RywalskiDirectrice suppléante, Responsable Division Communes et entreprises, BPA

Annick Rywalski
Directrice suppléante, Responsable Division Communes et entreprises, BPA

« Il y a 16 mois, avec le soutien de mon employeur […] j’investissais en moi-même. Mes proches aussi m’ont soutenue… Mes enfants ont trouvé cela inspirant : « une maman qui travaille, s’engage et continue à se former. » On arrive avec son agenda qui déborde… et on repart avec de nouvelles compétences. Alors merci à celles et ceux qui m’ont soutenue… Pour la suite ? Oser plus. Toujours », relate Annick Rywalski, alumna EMBA 2025.

Ce que change concrètement un Executive MBA

L’acquisition d’une capacité de diagnostic à 360° et la maîtrise des enjeux stratégiques renforcent la légitimité au sein des comités de direction. Les compétences développées (finance stratégique, gouvernance, transformation, gestion du changement) ouvrent également la voie à des mandats d’administratrice.

Alix JohnerDirectrice, Régimo Genève SA

Alix Johner
Directrice, Régimo Genève SA

« Ce programme m’a permis de consolider mes compétences en stratégie, d’affiner ma vision du management et de faire évoluer ma manière d’exercer le leadership. Mais la vraie force de ces 16 mois, c’est le groupe. Mes camarades de promotion ont joué un rôle essentiel dans cette évolution : échanges francs, confrontations d’idées, soutien constant face à la cadence, moments de rires… Une dynamique qui nous a fait progresser bien au-delà de ce que j’imaginais en début de programme », raconte Alix Johner, alumna EMBA 2025.

Le réseau constitue l’un des atouts majeurs d’un EMBA. La cohorte devient un véritable accélérateur de carrière, tandis que le cercle des intervenants et des alumni ouvre des portes au sein de l’écosystème romand et international. Enfin, grâce au programme de développement du leadership et de l’impact organisationnel, les participantes affirment leur posture, gagnent en confiance et inscrivent leur progression dans la durée.

Un appel très concret aux entreprises et aux candidates

Pour les employeurs, sponsoriser une candidate ne relève pas d’un « coût », mais d’un investissement. Les bénéfices se traduisent par une meilleure rétention des talents, un vivier plus diversifié et des décisions plus robustes, tant en matière de gouvernance que d’opérationnel. « Aux professionnelles, le message est tout aussi clair : si ces hésitations résonnent, il est essentiel d’en parler avec sa hiérarchie, de solliciter un mentor, de participer à une séance d’information et de poser ses questions sans filtre » précise Astrid Dauverné. Les données internes et celles de l’EMBAC montrent que la mixité des cohortes n’est pas une dynamique linéaire : chaque candidature féminine contribue à maintenir l’élan. En conclusion, le besoin de femmes dans les directions d’entreprise en Suisse est manifeste. « Les chiffres le confirment, l’économie en bénéficie. Et les organisations y gagnent, très concrètement, en performance et en résilience. » À la HEG-Genève, l’accompagnement est pensé pour permettre à chaque ambition de devenir un projet concret.

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