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Investissement à impact social: conjuguer performance économique et éthique

11.09.2021
par Andrea Tarantini

Depuis plusieurs années, la finance «verte» ou «durable» s’engage dans la transition énergétique grâce à l’émergence de nouveaux outils financiers et de nombreuses possibilités d’investissement. Ainsi, les principes du développement durable sont entrés dans les stratégies d’investissement et l’«impact investment» attrait de nombreux investisseurs autant privés qu’institutionnels qui souhaitent investir de manière sûre et écologique. 

Les principes de base de l’investissement à impact social (IIS) ou investissement socialement responsable (ISR) sont clairs: il s’agit d’introduire des critères de placement concrets, locaux et soucieux de l’environnement pour devenir un «investisseur responsable» tout en obtenant un rendement financier intéressant. Autrement dit, l’investisseur met sa priorité sur le rendement de son placement, mais il tentera également de devenir un acteur du changement de la société. Pour atteindre cet objectif, il sélectionnera les entreprises industrielles, manufacturières et les sociétés de services «responsables» en se basant sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Il écartera alors les entreprises qui ne reconnaissent pas l’importance du développement durable, du respect de l’environnement et des collaborateurs. 

L’IIS: un instrument avantageux et écologique 

L’investissement à impact social et environnemental est un instrument de placement qui permet à tout investisseur de contribuer à sa manière à un changement de société. Alors que l’investissement ESG met en avant l’analyse des activités des entreprises, «l’impact investment» est en effet centré sur l’investisseur et son pouvoir de création d’un impact social et environnemental positif. Chaque investisseur est alors unique et libre de sélectionner les secteurs dans lesquels il souhaite investir. Si certains écartent simplement les entreprises actives dans des secteurs qui font polémique, d’autres réalisent une analyse détaillée et décident d’investir dans des projets locaux qui concernent les énergies renouvelables, par exemple. C’est exactement le type d’investissement que promeut la société PrimeEnergy Cleantech, établie à Genève. Avec ses obligations vertes, reconnues comme solution efficiente pour la transition écologique par la Fondation SolarImpulse, PrimeEnergy contribue à l’essor des énergies renouvelables, s’engage dans la révolution énergétique et permet à tout le monde de combiner l’aspect éthique et concret de leurs placements avec leur performance économique. 

Investir dans un projet local concrétise l’idée que le circuit court permet d’obtenir un rendement plus avantageux que certains investissements dits traditionnels. – Anna Zambeaux, responsable de la communication au sein de PrimeEnergy Cleantech. 

L’investisseur privé: un acteur important du changement 

Si, par le passé, les produits de «placement durable» étaient principalement limités à des niches du marché financier, depuis quelques années, ils intéressent davantage les investisseurs privés. «On remarque aujourd’hui que, au-delà des petits gestes du quotidien, le changement climatique passe aussi par la gestion de notre portefeuille. Nous sommes tous responsables des impacts liés à nos placements financiers», souligne Anna Zambeaux. L’entreprise a en effet observé un intérêt toujours plus marqué de la part des épargnants pour les investissements à impact social et pour de nouveaux outils de financement comme les «Green bonds». 

Ainsi, grâce aux vastes possibilités d’investissement existantes, tout investisseur privé peut devenir un acteur du changement en établissant simplement sa propre liste des entreprises et organisations dites «socialement responsables» dans lesquelles il veut investir sur le long terme. Puisqu’elles ont accès à de nombreuses informations au sujet des activités des entreprises qui sont ou ne sont pas cotées à la bourse, les banques s’avèrent être de précieuses conseillères pour les investisseurs privés. 

Les investisseurs peuvent également demander à leur banque de leur proposer des fonds de placements présentant des entreprises «durables» dont ils pourront ensuite acheter des parts. En général, ces fonds sont gérés par des gestionnaires professionnels qui sélectionnent les entreprises répondant aux critères de l’ISS, suivent leur développement et opèrent des achats et des ventes d’actions ou d’obligations de ces entreprises. 

Aujourd’hui, les «Green Bonds» représentent un marché en croissance exponentielle. Connus aussi sous le nom d’obligations vertes ou environnementales, les «Green bonds» sont en fait des emprunts obligataires émis sur les marchés financiers par des entreprises ou des entités publiques. Ils permettent de financer des projets qui s’inscrivent dans le cadre d’une transition énergétique, comme des projets de centrales solaires photovoltaïques par exemple. 

Texte Andrea Tarantini 

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