« La confiance durable ne se décrète pas, elle se prouve dans le temps »
Dans un marché des produits structurés en pleine évolution, Laka Capital entend se distinguer par une expertise technique pointue et une approche sur mesure. Pour ce faire, la boutique genevoise mise sur une équipe aux parcours complémentaires, réunie autour d’une même ambition : proposer des solutions d’ingénierie financière adaptées aux besoins de ses clients et construire avec eux des relations durables. Rencontre avec Milad Abi Dib, Raul Bastos et Sandro Jaber, les trois cofondateurs de Laka Capital.

Pourquoi avez-vous décidé de créer Laka Capital SA et quelle vision vouliez-vous porter dès le départ ?
Nous avons fondé Laka Capital pour combler un vide sur la place financière suisse : offrir à nos clients un accès à une expertise en produits structurés et en ingénierie financière habituellement réservée aux grandes banques.
Le marché des produits structurés est aujourd’hui très banalisé, avec de nombreux acteurs de tailles et de profils très divers. Dans cet environnement, nous avons choisi de nous différencier avant tout par la qualité du service, ce qui a d’abord signifié constituer une équipe très qualifiée, partageant les mêmes valeurs et la même exigence.
Cette conviction se traduit de deux façons : par la qualité de la relation avec chaque client, et par une organisation où chaque collaborateur, expert dans son domaine, peut pleinement s’impliquer et évoluer. C’est cette complémentarité des compétences qui nous permet, collectivement, d’apporter davantage de valeur à nos clients.
Que signifie le nom Laka Capital et quelles valeurs souhaitez-vous associer à cette marque ?
Laka signifie « à toi ». Laka Capital, c’est littéralement « Ton Capital ». Ce nom porte une promesse : celle d’un service entièrement centré sur le client, où chaque solution est pensée et construite autour de ses besoins spécifiques, et non l’inverse. C’est cette philosophie du sur-mesure que nous voulons incarner à travers notre marque.
Concrètement, quels services Laka Capital propose-t-elle à ses clients ?
Laka Capital conçoit des solutions d’investissement sur mesure pour des professionnels : produits structurés, stratégies de gestion de patrimoine et outils d’ingénierie financière. Nous avons notamment développé, en partenariat avec le fintech singapourienne FinIQ, une plateforme digitale de pricing et de life cycle management, couvrant tout le cycle de vie du produit structuré, de son émission à son suivi post-trade.
Nous nous positionnons également comme une véritable « maison d’indices », une dimension importante de notre activité. À ce titre, nous conseillons nos clients dans la structuration de produits ayant pour sous-jacents de grands indices mondiaux tels que le S&P 500, l’Euro Stoxx 50 ou le SMI.
Quel type de clients accompagnez-vous : entrepreneurs, dirigeants, entreprises, investisseurs, family offices, institutions… ?
Nous travaillons principalement avec des family offices, des gérants de fortune indépendants (EAM) et des banques privées principalement en Suisse, en Amérique latine et au Moyen-Orient.
Quelle relation souhaitez-vous construire avec vos clients et qu’est-ce qui, selon vous, fait une relation de confiance durable ?
Nous voulons construire une relation fondée sur l’exigence et la constance : celle qui consiste à faire progresser notre expertise vers l’excellence, en continu. La confiance durable ne se décrète pas, elle se prouve dans le temps, par la rigueur de nos analyses, la qualité de nos conseils et notre capacité à rester à la pointe, technique comme technologique, pour toujours mieux servir nos clients.
Cette relation demande du temps, de la confiance, de la précision et de la constance. Notre ambition est donc de construire des relations durables avec nos clients, fondées sur des valeurs communes et une vision de long terme.
Quelle est votre véritable valeur ajoutée : expertise, indépendance, réseau, proximité, réactivité… ?
Notre différenciation repose sur trois piliers : une expertise pointue en dérivés et produits structurés, une indépendance vis-à-vis des grandes banques émettrices de ces produits, qui nous permet d’agir dans l’intérêt exclusif du client, et une attention particulière portée à l’innovation technologique. Nous sommes en effet le premier acteur non-bancaire en Suisse à nous appuyer sur la plateforme institutionnelle FinIQ, utilisée par des banques comme UBS ou Deutsche Bank.
Il est important de revenir sur cette notion d’expertise approfondie. Aujourd’hui, tout le monde peut se présenter comme un expert, mais l’expertise doit se démontrer par les parcours, les compétences et la capacité à répondre à des problématiques complexes. Chez Laka Capital, nous avons réuni des personnes qui ont plusieurs années d’expérience dans des banques d’investissement et des banques privées, principalement dans des métiers d’ingénierie financière et technique.
Le marché est aujourd’hui très orienté vers la vente et les volumes, avec une tendance à proposer des services et des produits standardisés au plus grand nombre. Or, nos clients, qu’il s’agisse de banques privées, de family offices ou de grands asset managers, ont souvent des besoins beaucoup plus spécifiques et techniques. Ils recherchent avant tout des interlocuteurs capables de comprendre leurs problématiques et de construire des solutions adaptées.
Cette profondeur de compétences est particulièrement importante au regard de la taille de notre équipe, composée d’une dizaine de collaborateurs : nous avons fait le choix de privilégier la qualité et la spécialisation plutôt que le volume.
Comment décririez-vous votre culture d’entreprise en deux mots ?
L’excellence, et le collectif. L’excellence dans notre expertise technique et la qualité de nos conseils, le collectif parce que la réussite de Laka repose sur le travail de toute une équipe : financiers, développeurs, opérationnels.
Quels sont aujourd’hui les principaux défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs et investisseurs ?
Le premier point, c’est l’incertitude géopolitique, alimentée par la fragmentation du monde et la multiplication des conflits.
Le deuxième défi concerne le coût et l’accès aux financements. La hausse des taux, tout comme l’endettement massif de certains pays, complexifie aujourd’hui les conditions d’accès au capital.
Mais le défi qui nous paraît sans doute le plus important est celui de l’accélération technologique, portée notamment par la révolution de l’intelligence artificielle. La question n’est plus de savoir si cette révolution va arriver : nous sommes déjà en plein dedans. Le véritable enjeu est de savoir à quelle vitesse nous serons capables de nous adapter, de l’intégrer dans nos métiers et, surtout, d’en tirer parti.
Ces trois évolutions nous obligent à repenser les approches patrimoniales et les stratégies d’investissement traditionnelles. On le constate aujourd’hui : de nombreux investisseurs recherchent des solutions plus flexibles et davantage sur mesure que celles proposées par les produits standardisés traditionnels. C’est précisément là que les produits structurés prennent tout leur sens.
Comment y répondez-vous ?
Par l’agilité et l’adaptabilité, mais aussi par la qualité de nos collaborateurs et leur capacité à intégrer l’intelligence artificielle dans leurs méthodes de travail. En outre, nous investissons dans la digitalisation de nos outils. C’est cette combinaison entre technologie et expertise humaine qui nous permet de nous adapter rapidement aux évolutions du marché et d’accompagner nos clients dans un environnement de plus en plus volatile.
Quels sont vos principaux objectifs de développement pour les prochaines années ?
Nous voudrions renforcer notre présence sur nos marchés actuels, en Suisse, en Amérique latine et au Moyen-Orient. Nous voulons également continuer à développer notre plateforme technologique, et élargir notre réseau de partenariats stratégiques pour rester à la pointe de l’innovation dans les solutions d’investissement sur mesure.
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