Nonne betet
Interview Lifestyle Société

«J’ai choisi une vie cloîtrée pour aider les autres»

16.07.2020
par Andrea Tarantini

À 30 ans, Mère Maria Sofia Cichetti choisit d’entrer en monastère et de mener une vie cloîtrée. Dans l’interview qui suit, elle nous aide à comprendre ce choix et nous raconte ses journées dans le Monastère Notre-Dame de l’Assomption de Claro, au Tessin. 

Mère Maria Sofia Cichetti

Mère Maria Sofia Cichetti, comment vous décririez-vous?

Je suis d’abord une femme positive, rationnelle, concrète, enthousiaste et engagée. Mais je dois dire la vérité, je suis aussi têtue et tenace (rires). Ensuite, je suis une chrétienne catholique et une religieuse bénédictine. Je suis heureuse d’être ce que je suis et j’essaie de vivre de manière sereine, simple et cohérente avec mon choix de vie.

Pourquoi avez-vous choisi une vie cloîtrée?

Avant d’entrer au monastère, j’avais environ 30 ans. J’étais professeure de philosophie et d’histoire au collège. Ensuite, je suis devenue missionnaire car je voulais donner quelque chose de plus aux autres. À cette époque, j’avais déjà compris que je pouvais être heureuse en me donnant aux autres. La vie cloîtrée était une étape supplémentaire. En travaillant en Inde, j’ai vu une grande civilisation, mais aussi tant de misère et de pauvreté, même si elle y est portée avec dignité. Je me suis demandé ce que je pouvais faire de plus pour ces gens. Cette prise de conscience s’est développée peu à peu en moi: je savais que je pouvais me donner non seulement aux pauvres et aux démunis, mais à tous en me donnant, avant tout, à Dieu. J’ai choisi une vie cloîtrée pour aider les autres. C’était, et c’est toujours, un don supérieur pour l’universalité.

S’agissait-il donc un moyen d’aider les autres mais aussi de vous retrouver vous-même?

Exactement, en me donnant aux autres, j’ai trouvé mon être le plus profond et donc la paix, la joie et la réalisation de soi. C’est un double mouvement en fait: quitter quelque chose et se détacher pour trouver quelque chose de plus. Ce n’est pas seulement un renoncement à la vie et à l’amour, c’est un discernement qui conduit à trouver quelque chose de plus. S’il n’en était pas ainsi, cela ne vaudrait pas la peine, ce serait du masochisme (rires).

J’ai choisi une vie cloîtrée pour aider les autres. C’était, et c’est toujours, un don supérieur pour l’universalité.

Pensez-vous que l’on puisse se retrouver de manière aussi profonde même dans la société actuelle?

Je pense que c’est possible, mais plus difficile parce que l’on est trop distrait, tiré d’un côté et de l’autre et non aidé dans la société, et peut-être aussi dans la pratique religieuse, par des choses marginales. Aujourd’hui, nous nous focalisons sur l’extériorité, l’apparence, la richesse et l’efficacité. Cela n’aide pas.

Quel est l’objectif de l’isolement?

Tout d’abord, choisir une vie cloitrée ne signifie pas opter pour une fermeture totale. C’est une séparation matérielle de la société et des autres afin de se retrouver plus intensément. C’est donc une façon de prier et de s’offrir à Dieu pour les autres. Cette vie me donne de la joie et de la paix, mais elle a une vocation particulière: elle n’est pas adaptée à tout le monde et n’est pas un choix commun de tous les jours.

Aujourd’hui, nous nous focalisons sur l’extériorité, l’apparence, la richesse et l’efficacité. Cela n’aide pas.

Avez-vous hésité avant de suivre votre vocation?

Je n’ai pas vraiment hésité, mais j’ai beaucoup pensé et prié. J’étais déjà adulte et j’avais ma propre vie, je n’ai donc pas fait ce choix par frustration. Je me suis souvent dit qu’il s’agissait d’un choix radical et que si je choisissais cette voie, je devais être cohérente par la suite. J’ai pris ce chemin et je ne regrette pas mon choix, au contraire, je le referais et même avant (rires).

Pensez-vous que le destin a aussi joué son rôle? 

Oui, je le pense. J’ai choisi de répondre à une vocation. Je suis catholique, je pense que le Seigneur m’a créée et qu’il avait déjà écrit un chemin céleste pour moi. Ce destin s’est ouvert petit à petit. C’est ce qu’on appelle la vocation: le Seigneur ne nous appelle pas en nous envoyant un message (rires), il m’a appelée à travers les circonstances de la vie, les joies et les peines, les succès et les échecs. Le Seigneur veut notre collaboration et il a donc besoin d’une réponse à cet appel; nous ne pouvons pas le laisser attendre en ligne éternellement (rires). Cependant, s’il n’y a pas de réponse positive à cette vocation ce n’est pas un problème, nous restons amis comme avant et nous continuons sur une autre voie (rires).

Avez-vous eu l’impression de «laisser le monde derrière vous»?

Non, je n’ai jamais pensé que mon choix signifiait mépriser et laisser le monde derrière moi. J’ai eu de nombreuses expériences enrichissantes dans différentes parties du monde. Je n’étais pas frustrée et je ne manquais de rien, j’avais juste soif d’une relation plus profonde avec Jésus. J’ai donc quitté mes parents et mes connaissances que je ne vois plus comme avant. Cependant, mes proches peuvent venir au monastère et nous pouvons discuter au téléphone et avoir des rapports épistolaires. Les relations ont diminué mais elles ne se sont pas complètement rompues. D’autre part, j’ai rejoint une nouvelle grande famille qui m’a accueillie et qui m’aime, avec laquelle je partage des idéaux et une vie.

Le Seigneur ne nous appelle pas en nous envoyant un message (rires), il m’a appelée à travers les circonstances de la vie.

Comment votre famille a-t-elle réagi?

Ah, les réactions de la famille ont été diverses (rires). J’ai une sœur et dès que je lui ai dit que j’avais choisi cette vie, elle s’est mise à pleurer. Quand mon neveu l’a appris, il s’est aussi mis à pleurer et m’a demandé si j’allais l’abandonner. Je lui ai dit que ce n’était pas un adieu et que nous allions nous voir juste moins souvent. Mon beau-frère s’est mis en colère et n’a pas compris pourquoi j’ai pris cette décision. La seule à qui je suis vraiment reconnaissante c’est ma mère. Je lui rendais souvent visite et j’étais plus inquiète pour elle que pour les autres. Elle m’a demandé: «ma fille, as-tu suffisamment réfléchi à ton choix et prié?». Ma mère avait la foi, celle qui est simple et authentique (rires), mais elle n’était pas bigote. Je lui ai répondu que j’avais réfléchi, prié et même demandé des conseils. Puis elle m’a dit: «dans ce cas, ne pense pas à moi et pars, fais ce que tu as envie de faire». En somme, les réactions ont été diverses, mais la plus belle a été celle de ma mère qui m’a donné la force pour franchir cette étape décisive de ma vie.

Quel est le premier couvent dans lequel vous êtes entrée? 

C’était un très vieux et très beau monastère, Santa Maria di Rosano, dans la périphérie de Florence. Actuellement, il y a environ 50 religieuses et sept ou huit jeunes novices. Là, la vie est fervente et totalement axée dans l’esprit de «ora et labora», de prière et de travail. Dès que je suis arrivée dans la cour du monastère, j’ai ressenti la paix et le silence à un niveau profond, et pas seulement sensible. J’ai alors pensé que c’était le bon endroit pour moi. Plus tard j’ai déménagé à Claro, au Tessin, dans un monastère très ancien et fondé en 1490. Là, les religieuses étaient de moins en moins nombreuses et de plus en plus âgées. L’Abbesse de Claro a donc demandé de l’aide à plusieurs monastères dont le mien. Notre mère de Rosano a visité le monastère qui lui a tout de suite plu et certaines d’entre nous se sont déplacées alors à Claro. Plus tard, nos onze religieuses de Claro ont demandé au Pape de rétablir le titre d’Abbesse, en vigueur jusqu’à il y a 40 ans. Le Pape a donné son accord et l’année dernière, l’évêque est venu pour ma bénédiction. Donc maintenant je suis Abbesse et non plus Prieure, mais cela ne change pas beaucoup (rires).

Monastère de Claro

En pratique, toutes les trois heures, nous allons chanter les Psaumes (rires).

Pouvez-vous nous parler d’une de vos journées type?

Ma journée type commence à quatre heures du matin avec un réveil. Une demi-heure plus tard, mes sœurs et moi sommes déjà à l’église en train de chanter des psaumes en latin et en grégorien. Ensuite, nous faisons la méditation, la Sainte Messe et nous restons à l’église jusqu’à huit heures environ pour prier. Nous prenons alors le petit déjeuner et nous avons trois heures de travail. Puis viennent la prière, les psaumes, la méditation et le dîner. Après, nous avons environ une heure de temps libre. Certaines d’entre nous dessinent, d’autres chantent ou s’occupent des fleurs. Nous continuons alors avec les Psaumes – oui, en pratique, toutes les trois heures, nous allons chanter les Psaumes (rires) – et après environ deux heures et demie de travail supplémentaire. Nous avons aussi une heure de récréation au cours de laquelle nous chantons, racontons des blagues et je partage les nouvelles du monde. Puis, il y a le chant des Vêpres avec une prière personnelle et un souper. Nous terminons par la Compieta, la prière qui met fin à la journée et vers 21 heures, nous allons au lit.

Quelles activités occupent vos journées? 

Nous faisons de la broderie pour l’église et les municipalités comme des drapeaux et des fanions. Nous restaurons également de vieux livres et prenons soin de notre jardin potager et des animaux: poulets, lapins et abeilles. D’ailleurs, nous nous occupons aussi de la fabrication de différents produits comme le miel, les biscuits et la confiture de chataîgnes. Ensuite, il y a la maison à garder en ordre et l’accueil des hôtes qui souhaitent passer quelques jours dans la «foresteria», un refuge pour ceux qui veulent se retirer, méditer et prier pour récupérer leurs énergies. Nous offrons à nos hôtes un accueil complet: un lit chaud et des repas soignés, ainsi que la possibilité de participer à nos liturgies.

Vous ennuyez-vous parfois au monastère?

Il n’y a pas le temps (rires). La journée est vraiment bien remplie!

Pourquoi, selon vous, pendant le semi-confinement dû au Covid-19 les gens avaient-ils peur de s’isoler et de ne plus pouvoir avoir les mêmes habitudes?

C’est simple, les gens ne sont pas habitués à rester enfermés dans leur maison. Ils veulent une vie libre, ils veulent choisir, sortir et faire ce qu’ils veulent. Cette crise sanitaire, au contraire, les a contraints de vivre une vie «cloîtrée». Ce n’était pas facile, je comprends.

Pensez-vous qu’il y a aussi une peur de se retrouver face à soi-même?

Bien sûr. Le silence et l’isolement sont effrayants et lourds. Si vous n’y êtes pas habitués, comme nous, c’est difficile. Être obligé de presque se redécouvrir est fatiguant, mais c’est un travail qui, si on le fait, porte ses fruits.

Cette crise sanitaire a contraints les gens de vivre une vie «cloîtrée». Ce n’était pas facile, je comprends.

Quel est le sens du silence monastique?

Le silence monastique est un moyen, et non une fin, qui permet de mieux se rassembler, de prier davantage et de penser plus intensément à Dieu, à soi-même et aux autres. Nous restons en silence même lorsque nous travaillons. Bien sûr, si nous devons demander des explications, nous pouvons parler, nous n’avons pas la bouche cousue (rires).

Vous arrive-t-il de commettre des péchés? 

(Rires). Certainement, je ne suis pas impeccable. Par exemple, je perds parfois patience, je manque de charité fraternelle parce que je ne suis pas très délicate, et parfois je suis distraite dans la prière. Il s’agit de fautes ou de manquements, pas de grands péchés (rires). Mais la beauté de notre vie, c’est que nous pouvons réparer nos erreurs en demandant pardon.

Qu’est-ce qui vous rend heureuse? 

Ici, à Claro, la beauté de la nature. Je suis heureuse de pouvoir vivre dans une famille monastique, avec des sœurs, et de partager avec elles les joies, les peines, les difficultés et les idéaux. L’union avec Dieu me rend également heureuse. Qu’il soit clair: je n’ai pas de visions, je ne Le vois pas avec les yeux de mon visage, mais avec ceux de la foi (rires).

La beauté de notre vie, c’est que nous pouvons réparer nos erreurs en demandant pardon.

Monastère de Claro

De nos jours, les gens ont beaucoup d’idées préconçues sur les religieuses cloîtrées, lesquelles?

Ce sont toujours les mêmes: les gens disent que nous sommes fermées, que nous ne comprenons pas les problèmes du monde et que nous avons fui. Je pense que l’important est de témoigner qu’il ne s’agit pas d’une évasion. On échappe face à ce qui nous effraie ou que nous n’aimons pas. Mais beaucoup d’entre nous avaient une famille, un travail, une carrière bien stable. Ce n’est pas une évasion mais un choix. Souvent, on dit de nous que nous ne comprenons pas le monde et ses problèmes, même si, en vérité, le monde nous tient très à cœur et que nous suivons les événements du monde, plus qu’auparavant. Nous voulons être solidaires avec le monde, mais certains ne le perçoivent pas toujours. Pour eux, notre choix de vie est un isolement et c’est tout. Au contraire, nous voyons, comprenons et prions pour nous sentir proches des autres et solidaires avec le cœur, l’esprit et la prière.

Y a-t-il quelque chose à propos de l’Église que vous trouvez ridicule et/ou ennuyeux?

Nous devons aimer le pécheur et haïr le péché!

L’église est composée de saints et de pécheurs et il en a toujours été ainsi. L’important est de comprendre que l’église a été fondée par le Christ et qu’elle veut être, aujourd’hui, au milieu du monde, son témoignage vivant. Ce qui est regrettable, c’est que certains membres de l’Église ne témoignent pas concrètement de leur vocation et donnent un mauvais exemple. Mais nous ne devons pas juger et condamner. J’ai appris à dire: «et moi, alors? Quelle est ma part et ma contribution?». En fait, nous devons aimer le pécheur et haïr le péché!

Quelle est votre relation avec le monde? Comment communiquez-vous avec le monde?

Nous n’avons pas de radio ou de télévision, mais nous avons des journaux, Internet et nos proches qui viennent nous rendre visite et qui nous communiquent beaucoup de choses du monde.

Selon vous, que faut-il améliorer dans la société actuelle? 

Surtout, le respect des personnes parce que nous sommes en train de perdre les valeurs humaines, le respect pour les autres, pour leurs opinions, leurs idées, leur religion et leurs goûts. Je pense que c’est fondamental afin d’améliorer la société actuelle. L’importance du respect devrait être enseignée aux plus petits dans la famille puis à l’école. Les autres sont peut-être différents de moi, mais ce n’est pas pour autant que la violence et le manque de respect doivent prévaloir. Nous devons aussi savoir parler à ceux qui ne pensent pas comme nous; nous ne devons pas avoir les mêmes idées que les autres, nous ne sommes pas un troupeau dans ce sens. Chacun a ses propres idées et le respect et la confrontation sont primordiaux pour améliorer la société dans sa soif de liberté, de paix et de coexistence pacifique.

Quels sont les plus grands «fléaux» de notre société?

Le consumérisme, le matérialisme, le plaisir débridé, le fait de tout centrer sur la possession, l’inégalité sociale, l’exploitation et l’abus de pouvoir sur les autres. Je pense que ce sont les plus grands fléaux à traiter au niveau personnel, social et mondial. Mais le monde ne changera pas si nous ne changeons pas d’abord!

Nous devons savoir parler à ceux qui ne pensent pas comme nous.

D’un point de vue personnel, comment pouvons-nous nous améliorer?

C’est un engagement sérieux et coûteux, une action éducative envers nous-mêmes. S’améliorer, c’est surmonter les passions de la colère, de l’orgueil, de la fierté, de l’arrogance et de la violence. C’est un engagement personnel fait de petits pas et de petites victoires, mais continues, car on ne peut pas devenir immédiatement parfait: chaque jour, on doit faire de petits efforts et remporter des victoires sur soi-même.

Que diriez-vous aux jeunes qui se perdent dans des choses inutiles?

Il faut d’abord les comprendre et beaucoup les aimer, et cela dépend de nous, les adultes. Les jeunes sont l’espoir de l’avenir, de l’église, de la société et du monde. Aujourd’hui, ils ont plus de difficultés qu’il y a 40 ans. Ils n’arrivent pas bien à s’intégrer dans la société par exemple. Il y a de nouveaux défis, besoins et risques sérieux. Je leur dirais: «courage, car vous disposez de nouvelles ressources et d’une énergie qui peuvent être orientées vers le bien personnel et social. Ne vous découragez pas et engagez-vous sérieusement dans tout ce que vous faites. On doit avancer ensemble!»

Que pensez-vous des relations amoureuses?

Souvent, on croit que l’amour n’est qu’un amour passionné. Le véritable amour, à mon avis, comprend aussi l’amour sexuel, mais il est avant tout une force unificatrice de deux réalités, de personnes différentes, le don de soi à l’autre, c’est une offre, une aide, un soutien pour marcher ensemble vers un but commun: le bonheur des deux. Aujourd’hui, nous nous concentrons uniquement sur un aspect sensible, ce qui facilite la rupture des relations. On n’aime plus l’autre? Eh bien, nous nous séparons et au revoir. La conception de l’amour a malheureusement changé radicalement chez de nombreuses personnes.

Aujourd’hui, la société se déchristianise. Pensez-vous que les jeunes ressentent encore l’appel de Dieu et de la vie religieuse?

Dans la société actuelle, il n’y a plus un statut sûr en ce qui concerne le christianisme. Mais beaucoup de jeunes ressentent le besoin de Dieu, même si c’est d’une manière différente qu’auparavant. De nombreuses personnes le soutiennent en trouvant de l’aide dans des mouvements de jeunesse chrétiens. Certains jeunes font du bénévolat et aident les autres; cela peut être un signe qu’ils veulent chercher Dieu en aidant les autres, c’est un appel qui doit être pris en compte. Pour la vie religieuse, c’est une question distincte car, en raison de sa nature radicale, elle effraie beaucoup.

Interview Andrea Tarantini

Smart
fact

Quelques phrases à terminer…

Mon film préféré est…Ben-Hur, je l’ai beaucoup aimé.

Ma saison préférée…le printemps, car c’est aussi la saison de l’espoir pour la nature.

Si je n’avais pas suivi ma vocation, je me serais…mariée et j’aurais eu dix enfants (rires).

J’aimerais être…meilleure et plus maternelle avec les autres.

Si je le pouvais, je ne mangerais que…du risotto aux champignons (rires).

J’aimerais apprendre à…mieux jouer de la guitare.

Ma devise est…n’abandonnez pas, allez-y et faites confiance à Dieu, à vous-même et aux autres.

Mon pire défaut est…l’entêtement.

J’ai un talent pour…établir des relations humaines avec les autres.

Je voudrais que le monde…soit plus en paix et qu’il aime plus les autres.

Je vous souhaite…paix, joie et sérénité.

Une réponse à “«J’ai choisi une vie cloîtrée pour aider les autres»”

  1. Très beau témoignage. Beaucoup d’humilité, de compassion et de joie intérieure. Admiration pour cette abbesse.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ARTICLE PRÉCÉDENT
ARTICLE SUIVANT