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Talents, innovation et 4ème révolution industrielle

19.03.2018
par SMA

La guerre des talents bat son plein en Suisse, principalement dans les secteurs techniques, même si le pays fait partie des leaders en matière d’innovation. Les initiatives et projets, tant au niveau de la Confédération que des Hautes Ecoles, se multiplient pour y faire face.

La guerre des talents, terme utilisé pour décrire les difficultés rencontrées par les entreprises souhaitant recruter des salariés qualifiés, n’est pas une problématique nouvelle en Suisse. Elle est particulièrement importante dans les domaines techniques, où l’on manque cruellement de salariés qualifiés.

La possibilité d’attirer des talents internationaux, a, elle, été remise en cause suite à la votation de 2014 contre l’immigration de masse de l’UDC, plébiscitée par le peuple. Cette décision a amené une prise de conscience du besoin de former des talents locaux afin de servir les entreprises, principalement les PME, du pays.

De plus, il existe une forte corrélation entre le produit intérieur brut d’un pays et l’indice des talents. Les pays qui font le plus d’efforts pour attirer et retenir les talents sont les plus performants en matière d’innovation.

Pourtant, si l’on en croit les chiffres, la Suisse n’aurait aucun souci à se faire. Le «Global Talent Competitiveness Index» qui mesure la capacité de 103 pays à attirer et retenir les compétences au travers de 48 variables, place la Suisse à la première position en 2018.

Adecco Suisse est d’ailleurs un peu alarmiste quant à la situation locale. Sa directrice, Nicole Burth, prévoit qu’à l’horizon 2030, le marché manquera encore davantage de profils recherchés et que cette guerre des talents va s’exacerber notamment en informatique et ingénierie.

Statistiques ambivalentes

Pourtant, si l’on en croit les chiffres, la Suisse n’aurait aucun souci à se faire. Le «Global Talent Competitiveness Index» qui mesure la capacité de 103 pays à attirer et retenir les compétences au travers de 48 variables, place la Suisse à la première position en 2018. Zürich truste, elle aussi, le premier rang.

Cependant, notre pays se trouve à la traîne dans des domaines spécifiques, tels la compétitivité digitale. Sébastien Kuhling, directeur romand de DigitalSwitzerland observe d’ailleurs à ce propos que nous sommes trop attentistes et que ce constat vaut principalement pour les PME.

Initiatives

Heureusement, après l’adoption par la Confédération de la «Faschkräft Initiative» qui arrive à terme en 2018 avec, notons-le, la mise en place de onze mesures pour pallier au manque de salariés qualifiés, les Hautes Ecoles proposent de nouvelles formations afin de combler les besoins des entreprises dans les domaines techniques.

La Haute Ecole Arc à Neuchâtel et la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud ont décidé de mettre leurs compétences en commun pour offrir une formation unique en Suisse dès septembre 2018: un Bachelor en ingénierie et génie industriel.

Cette nouvelle filière formera de futurs spécialistes pour les PME afin de faire face aux défis de la digitalisation et de l’industrie 4.0 comme précisé par son directeur Philippe-Emmanuel Grize. Il affirme qu’elle permettra de combler un manque pour les entreprises, qui ont besoin de compétences et talents pour négocier le virage du numérique.

La Haute Ecole Arc à Neuchâtel et la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud ont décidé de mettre leurs compétences en commun pour offrir une formation unique en Suisse dès septembre 2018: un Bachelor en ingénierie et génie industriel.

Texte Laurie Martin

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