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L’investissement à impact social séduit de plus en plus

04.10.2018
par SMA

Depuis plusieurs d’années, l’investissement à impact social fait son chemin lentement mais sûrement. Dans les milieux de la finance, on parle d’«impact investment» ou de «socially responsible investment». La raison de son attrait est simple. Les principes du développement durable sont entrés dans la finance et les stratégies d’investissement. Aujourd’hui, on observe un intérêt toujours plus marqué de la part des investisseurs privés pour ce type de placements qui génère un impact social ou environnemental positif.

Les principes de base de l’investissement à impact social (ci-après IIS) sont bien définis. Il s’agit d’introduire des critères de placement spécifiques pour devenir un «investisseur responsable». Autrement dit, l’investisseur mettra sa priorité sur la seule recherche du rendement de son placement. Mais aussi sur le but de devenir un «acteur du changement de la société». Et pour atteindre cet objectif, il sélectionnera les entreprises industrielles, manufacturières et les sociétés de services «responsables». Il y a une conséquence. L’investisseur écartera les entreprises pour lesquelles le développement durable, le respect de l’environnement et des collaborateurs ne sont pas importants.

Nombreux critères

Pour établir cette sélection des entreprises pouvant correspondre aux critères de l’IIS, les professionnels financiers ont établi des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance («ESG»). Ainsi, les entreprises et multinationales opérant notamment dans l’exploitation des énergies fossiles sont écartées. Ceci, car leurs activités étant trop polluantes et épuisant les ressources naturelles. Pour celles actives dans l’extraction des minerais, le respect de l’environnement, des ouvriers et le respect social global seront examinés.

D’abord, ce sont surtout des fondations privées ou des familles très fortunées qui ont effectué des placements respectant l’environnement et les principes sociaux. Ceci, en choisissant une stratégie d’investissement et une allocation des actifs cohérentes avec leur mission et leurs objectifs. Hier limités à des niches du marché financier, depuis quelques années, les produits de «placement durable» intéressent davantage les investisseurs privés.

L’investisseur privé peut établir sa liste des entreprises et organisations socialement responsables dans lesquelles il veut investir à long terme.

L’investisseur privé

Il peut établir sa liste des entreprises et organisations socialement responsables dans lesquelles il veut investir à long terme. Ainsi, s’il veut mettre l’accent sur les énergies renouvelables, il pourra investir dans les sociétés qui fabriquent les turbines d’éoliennes ou les panneaux solaires. La banque de l’investisseur privé pourra conseiller son client. Ceci, car les banques ont accès à beaucoup d’informations sur les activités des entreprises cotées à la bourse ou non.

Fonds spécialisés

L’investisseur privé peut aussi demander à sa banque de lui proposer des fonds de placements où il trouvera des entreprises «durables». L’investisseur pourra alors acheter des parts de ce «fonds de placement durable». Un gestionnaire professionnel gérera ce fonds. Ce dernier sélectionnera les entreprises répondant aux critères de l’IIS. Il suivra alors leur développement, vérifiera le respect des critères et opérera les achats ou ventes d’actions ou d’obligations de ces entreprises.

L’investissement socialement responsable

Les spécialistes du domaine de l’investissement à impact social et environnemental relèvent qu’il est un instrument de placement qui permet à l’investisseur de contribuer à un changement de société. En effet, cet investisseur choisit librement les secteurs d’investissement dans lesquels il veut investir. Par exemple: l’agriculture durable, l’alimentation durable et respectueuse de la nature et des animaux, l’agro-alimentaire exempt des pesticides et insecticides. Il y a également les food-tech, la lutte contre les effets du changement climatique, l’achat de terrains pour éviter la déforestation. Mais aussi les énergies renouvelables, l’agroforesterie, la préservation des ressources, la transition énergétique, le médico-social, etc. En fait, la notion de l’intérêt général est toujours au centre de la préoccupation de l’IIS. Les placements peuvent concerner les sociétés de distribution d’aliments bio et les maisons pour personnes âgées qui respectent les droits de leurs pensionnaires, etc.

Revenu de placement

Pour l’investisseur en «impact investing», l’aspect éthique de son placement est l’une des composantes de sa stratégie. L’autre aspect est celui du rendement et du revenu attendu de son placement. Dans cette approche, le banquier saura donner à l’investisseur privé les éléments de réponse qu’il attend. Mais, objectivement, il faut tout de même s’attendre à obtenir des rendements plus faibles que sur des placements classiques. Il est possible d’investir CHF 10 000.- ou plus dans de telles entreprises tout en bénéficiant d’une gestion de fortune professionnelle. Plusieurs banques en Romandie offrent ce type de placement: s’il vous intéresse, demandez-leur conseils et propositions.

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