à bienne, sont formés les ingénieur-e-s qui inventeront les technologies de demain
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À Bienne, sont formés les ingénieur-e-s qui inventeront les technologies de demain

01.04.2026
par SMA

À la Haute école spécialisée bernoise (BFH) à Bienne, le Bachelor en Mécatronique et ingénierie des systèmes ouvre la voie aux technologies de demain, de l’ingénierie médicale à la robotique, en passant par l’ingénierie horlogère et microtechnique, au cœur d’une formation interdisciplinaire proche de l’industrie. 

Aymeric Niederhauser
Responsable de la filière mécatronique et ingénierie des systèmes (Ing. médicale, Robotique, Ing. horlogère et microtechnique)

Aymeric Niederhauser, vous dirigez le Bachelor en Mécatronique et ingénierie des systèmes à la BFH. Pourquoi des formations d’ingénierie interdisciplinaires comme celle-ci sont-elles aujourd’hui plus importantes que jamais ?

Aujourd’hui, les grandes innovations naissent rarement dans une seule discipline. Les technologies qui façonnent notre quotidien, qu’il s’agisse de robots, de dispositifs médicaux ou de systèmes horlogers novateurs, sont toujours le fruit de la rencontre entre différentes disciplines, comme par exemple la mécanique, l’électronique et l’informatique.

Former des ingénieur·e·s capables de naviguer entre ces mondes est donc essentiel. À la BFH, les étudiant·e·s reçoivent une base solide et interdisciplinaire, puis la possibilité de développer leur propre spécialisation (orientation). Cette combinaison leur permet non seulement de comprendre les systèmes complexes, mais aussi d’imaginer et de créer les technologies de demain. Pour l’industrie suisse, ces profils sont particulièrement précieux, car ils apportent une vision globale et la capacité de transformer des idées en innovations concrètes.

Qu’est-ce qui distingue le Bachelor en Mécatronique et ingénierie des systèmes de la BFH des formations d’ingénierie plus classiques ?

Ce qui distingue vraiment ce Bachelor, c’est la liberté accordée aux étudiant·e·s pour construire leur propre profil d’ingénieur·e. La formation repose sur une base solide en mécanique, électronique et informatique : les trois piliers de la mécatronique, mais elle ne s’arrête pas là.

Les étudiant·e·s peuvent progressivement orienter leur parcours selon leurs intérêts : approfondir davantage un domaine technique, puis choisir une orientation comme l’ingénierie médicale, la robotique ou l’ingénierie horlogère et microtechnique. Ils peuvent même combiner ces domaines pour créer un profil unique.

Au fond, l’objectif n’est pas de former des ingénieur·e·s « standardisés », mais des profils capables de naviguer entre plusieurs disciplines et de trouver leur propre voie dans un monde technologique en constante évolution

Vous êtes en contact étroit avec l’industrie et les étudiant·e·s. Comment vous assurez-vous ue la formation reste toujours au plus près des évolutions technologiques ?

J’ai moi-même suivi la voie de la formation professionnelle avant de poursuivre avec une haute école et l’université, et j’ai également travaillé dans l’industrie. Cela me permet de garder un pied dans chacun de ces deux mondes, celui de la formation et celui de la réalité professionnelle.

À la BFH, ce lien est cultivé en permanence. Les étudiant·e·s travaillent régulièrement sur des projets concrets avec des entreprises, ce qui leur permet de se confronter très tôt à des défis réels. Ils ne travaillent donc pas sur des cas fictifs, mais sur des problématiques réelles, avec les contraintes, les exigences, les incertitudes et les ambitions que cela implique.

Mais rester proche de l’innovation demande aussi de savoir se remettre en question. Les compétences que nous transmettons sont régulièrement analysées afin d’identifier les nouvelles compétences à intégrer. Cette dynamique nous permet de faire évoluer la formation en permanence, pour qu’elle reste alignée avec un monde technologique qui change à une vitesse impressionnante.

L’IA transforme actuellement de nombreux secteurs technologiques. Quel rôle joue l’IA aujourd’hui dans votre filière et comment préparez-vous les étudiant·e·s à ces évolutions ?

L’intelligence artificielle est à la fois une opportunité extraordinaire et un vrai défi pour la formation. Elle peut donner l’impression que l’on peut aller plus vite, voire sauter certaines étapes de l’apprentissage. Mais en ingénierie, la véritable compétence se construit progressivement : mémoriser, comprendre, appliquer, analyser, évaluer… jusqu’à pouvoir concevoir et créer.

C’est précisément là que se situe l’enjeu. Les ingénieur·e·s doivent être capables d’évaluer si une solution proposée par une IA ou par un humain est réellement pertinente, fiable et responsable. Et cette capacité ne s’improvise pas : elle repose sur des bases scientifiques et techniques solides.

Le rôle de la formation n’est donc pas seulement d’apprendre aux étudiant·e·s à utiliser l’IA, mais de leur donner les compétences qui leur permettront de la questionner, de la challenger et, au final, de décider. Car dans l’ingénierie, la responsabilité du jugement reste humaine. Autrement dit, l’IA peut amplifier l’intelligence humaine mais seulement si les fondations sont solides.

Avec la nouvelle orientation en ingénierie horlogère et microtechnique, la BFH renoue également avec l’histoire industrielle de la région biennoise. Quelles opportunités cette spécialisation ouvre-t-elle aux étudiant·e·s ?

Cette nouvelle orientation est particulièrement importante, car elle reconnecte la formation avec une tradition industrielle profondément ancrée dans la région biennoise. Même si le mot microtechnique avait disparu du nom de la filière il y a quelques années, cette expertise n’a jamais cessé d’exister et est aujourd’hui replacée pleinement au cœur de la formation.

Grâce à la collaboration avec la HE-Arc, un véritable pont est créé entre la Suisse romande et la Suisse alémanique. Concrètement, cela ouvre aux étudiant·e·s un accès unique en Suisse à des compétences clés de l’ingénierie horlogère et microtechnique, dans un environnement directement connecté à l’industrie.

Et à Bienne, cela prend tout son sens. La ville reste aujourd’hui l’un des centres mondiaux de l’horlogerie, avec des marques emblématiques reconnues dans le monde entier. Pour les étudiant·e·s, cela signifie apprendre là où l’histoire, le savoir-faire et l’innovation continuent de se rencontrer et participer à écrire la prochaine génération de technologies horlogères et microtechniques.

Quelles perspectives professionnelles s’ouvrent aux diplômé·e·s de votre filière et quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui envisagent des études d’ingénierie ?

Les perspectives professionnelles sont extrêmement larges, car la mécatronique se situe précisément à la croisée de plusieurs disciplines. Nos diplômé·e·s peuvent travailler dans des domaines très variés : développement de produits, systèmes embarqués, robotique, ingénierie médicale ou encore microtechnique, industrie de pointe, …

Cette formation interdisciplinaire ouvre de nombreuses portes. La filière en mécatronique et ingénierie des systèmes, en particulier, n’enferme pas dans un domaine précis, au contraire, c’est un véritable tremplin. Elle offre une base solide qui permet de s’adapter et d’évoluer tout au long de sa carrière dans un monde technologique en constante transformation.

Aux jeunes qui hésitent encore, je dirais simplement : si les technologies vous intriguent, foncez. L’ingénierie est l’un des rares domaines où l’on peut à la fois comprendre le monde qui nous entoure et participer activement à inventer celui de demain.

Plus d’informations sur bfh.ch/ingenierie-systemes

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