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Finance

Navigating Regulation

17.03.2026
par Alix Senault

How Independent Wealth Managers Are Adapting to an Evolving Regulatory Landscape.

HBK manages client’s assets since 1996. Hani Kalouti is the Founder and member of the Executive Committee of HBK Investments Advisory, a FINMA-regulated multi-family office based in Geneva, Switzerland. The firm provides independent wealth management services to high-net-worth individuals, families, and foundations. We discussed his perspective on the regulatory changes affecting the industry.

How has the role of an independent asset manager evolved in recent years within an increasingly complex and highly regulated financial environment?

Independent Asset Managers (IAM’s) have moved from traditional client’s management to wealth platforms. The environment is far more regulated today, with higher expectations for compliance, transparency, and reporting.

As a result, IAMs need professional infrastructure, compliance, risk management, and scalable operations. That has raised the barrier to entry and changed the competitive dynamics of the industry.

At the same time, the core strength of IAMs remains independence and client trust. Clients value the unbiased opinions and the flexibility to build tailored portfolios.

The real challenge is combining that entrepreneurial flexibility with the governance and infrastructure expected in today’s regulated world.

In Switzerland, the introduction of new licensing requirements by the financial market supervisory authority has significantly reshaped the sector. What impact has this regulation had on your business?

We anticipated this regulatory tightening early and became a FINMA-supervised asset manager of foreign collective investment schemes about ten years ago.

That required strengthening governance, compliance, and operations well before the recent reforms. As a result, the new licensing rules were more an evolution than a disruption for us.

While regulation increases complexity and costs across the industry, it also raises standards and strengthens investor confidence, which is positive for the sector long term.

Compared with traditional private banks, what do you see as the key advantages of the independent asset management model for clients?

Our incentives are aligned with our clients. While we can never fully eliminate potential conflicts of interest, we aim at mitigating them as much as possible and focus on working for our clients.

We are not tied to products, which allows us to select investments freely across the market.

Our structure is lean, so decisions stay close to the client and portfolios can be built around specific objectives.

At the same time, we operate with professional standards of governance and risk management while keeping the agility needed to navigate complex markets and regulation.

Trust is often described as the cornerstone of wealth management. How is this trust built and maintained in an increasingly regulated financial environment?

Trust is the key driver in our business. Clients give us their assets and their future. Trust comes from integrity, expertise, and independence.

Regulation can strengthen that trust when it brings transparency, governance, and clear processes. It reinforces credibility and protects investors.

Our task is simple, think like entrepreneurs, keep high standards, and stay open with clients, regulators, and partners. That’s how trust lasts.

With the ongoing consolidation of the sector and rising expectations in terms of governance and infrastructure, how do you see the ecosystem of independent wealth

Independent wealth management has changed a lot in the past 20 years. In the past, independent managers mainly represented clients with banks. The model relied on retrocessions and lighter regulation. That model is gone.

Today, our regulation is much like banking. Firms must invest in governance, compliance, KYC, and infrastructure. These were not part of the traditional IAM setup. As a result, the gap with banks has narrowed.

Banks have also become more innovative, which shifts the competition. Structure alone is no longer a differentiator. Independent managers must compete on trust, aligned interests, and truly tailored solutions.

Costs are another pressure. Regulatory and operational infrastructure is expensive, especially in Switzerland. The strong Swiss franc raises the cost base for firms earning in dollars or euros.

Consolidation will likely continue. Not every firm will have the scale to keep up. The ones that succeed will combine strong governance with a clear value, independence, close client relationships, and personalized investment solutions.

S’adapter à un paysage réglementaire en évolution

HBK gère les actifs de ses clients depuis 1996. Hani Kalouti est le fondateur et membre du comité exécutif de HBK Investments Advisory, un « multi-family office » réglementé par la FINMA basé à Genève. Nous avons discuté de son point de vue sur les changements réglementaires affectant le secteur 

Comment le rôle du gestionnaire de fortune indépendant a-t-il évolué ces dernières années dans un environnement financier de plus en plus complexe et fortement réglementé ?

Les gestionnaires de fortune indépendants (GFI) sont passés d’un modèle traditionnel de gestion de la relation client à celui de véritables plateformes de gestion patrimoniale. L’environnement est aujourd’hui bien plus réglementé, avec des exigences accrues en matière de conformité, de transparence et de reporting.

En conséquence, les GFI doivent disposer d’infrastructures professionnelles, de dispositifs solides de conformité, de gestion des risques et d’opérations évolutives. Cela a relevé les barrières à l’entrée et modifié la dynamique concurrentielle du secteur.

Dans le même temps, la force fondamentale des GFI reste leur indépendance et la relation de confiance avec les clients. Ceux-ci apprécient les avis non biaisés et la flexibilité permettant de construire des portefeuilles véritablement sur mesure.

Le véritable défi consiste à combiner cette flexibilité entrepreneuriale avec la gouvernance et les infrastructures attendues dans le cadre réglementaire actuel.

En Suisse, l’introduction de nouvelles exigences d’autorisation par l’autorité de surveillance des marchés financiers a profondément transformé le secteur. Quel impact cette réglementation a-t-elle eu sur votre activité ?

Nous avons anticipé le durcissement réglementaire assez tôt, avec l’obtention il y a une dizaine d’années du statut de gestionnaire d’actifs de placements collectifs étrangers supervisé par la FINMA.

Cette démarche nous a conduit à renforcer la gouvernance, la conformité et l’organisation opérationnelle bien avant les réformes récentes. Les nouvelles règles d’autorisation ont ainsi représenté davantage une évolution qu’une rupture.

Si la réglementation accroît la complexité et les coûts dans l’ensemble du secteur, elle élève également les standards et renforce la confiance des investisseurs, ce qui constitue un développement positif pour l’industrie à long terme.

Par rapport aux banques privées traditionnelles, quels sont selon vous les principaux avantages du modèle de gestion de fortune indépendante pour les clients ?

Nos intérêts sont alignés avec ceux des clients. Même s’il est impossible d’éliminer totalement les conflits d’intérêts potentiels, l’objectif reste de les réduire autant que possible afin de privilégier avant tout les intérêts de nos clients. L’absence de lien avec des produits spécifiques permet de sélectionner librement les investissements sur l’ensemble du marché.

Notre structure légère nous permet de maintenir les décisions au plus près du client et de construire les portefeuilles autour d’objectifs précis.

Parallèlement, notre activité s’inscrit dans des standards professionnels élevés en matière de gouvernance et de gestion des risques, tout en conservant l’agilité nécessaire pour évoluer dans des marchés et un environnement réglementaire complexes.

La confiance est souvent décrite comme la pierre angulaire de la gestion de fortune. Comment se construit-elle et se maintient-elle dans un environnement financier de plus en plus réglementé ?

La confiance constitue le moteur essentiel de l’activité. Les clients confient leurs actifs et, d’une certaine manière, leur avenir. Elle repose sur l’intégrité, l’expertise et l’indépendance.

La réglementation peut renforcer cette confiance lorsqu’elle apporte davantage de transparence, de gouvernance et de clarté dans les processus. Elle contribue à renforcer la crédibilité et à protéger les investisseurs.

L’approche reste simple : penser comme des entrepreneurs, maintenir des standards élevés et faire preuve de transparence vis-à-vis des clients, des régulateurs et des partenaires. C’est ainsi que la confiance se construit dans la durée.

Avec la consolidation en cours du secteur et des attentes croissantes en matière de gouvernance et d’infrastructure, comment voyez-vous évoluer l’écosystème de la gestion de fortune indépendante ?

La gestion de fortune indépendante a profondément évolué au cours des vingt dernières années. Par le passé, les gestionnaires indépendants représentaient essentiellement leurs clients auprès des banques. Le modèle reposait sur les rétrocessions et une réglementation plus légère. Ce modèle appartient désormais au passé.

Aujourd’hui, le cadre réglementaire se rapproche de celui des banques. Les sociétés doivent investir dans la gouvernance, la conformité, les procédures KYC et les infrastructures. Ces éléments ne faisaient pas partie du modèle traditionnel des GFI. Par conséquent, l’écart avec les banques s’est réduit.

Les banques sont également devenues plus innovantes, ce qui modifie la concurrence. La structure seule n’est plus un facteur différenciant. Les gestionnaires indépendants doivent se distinguer par la confiance, l’alignement des intérêts et la capacité à proposer des solutions réellement personnalisées.

Les coûts constituent une autre pression. Les infrastructures réglementaires et opérationnelles sont onéreuses, en particulier en Suisse. La force du franc suisse renchérit encore la base de coûts pour les sociétés dont les revenus sont en dollars ou en euros.

La consolidation du secteur devrait donc se poursuivre. Toutes les sociétés n’auront pas la taille nécessaire pour suivre ce mouvement. Celles qui réussiront seront celles capables de combiner une gouvernance solide avec une proposition de valeur claire : indépendance, proximité avec les clients et solutions d’investissement véritablement personnalisées.

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