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Start-up – l’offre romande pour l’aide à la création

25.09.2019
par Thomas Pfefferlé

Le système romand permettant d’encadrer la création de start-up s’avère particulièrement riche et fourni. Entre les différents incubateurs ainsi que les services et prestations d’encadrement et de formation, on peut bénéficier de nombreux atouts pour concrétiser son projet. 

Pays de l’émergence des projets innovants, la Suisse compte de nombreux entrepreneurs et inventeurs.

En Suisse occidentale, plus de 35’000 emplois sont créés par les sociétés actives dans les domaines des sciences de la vie (chiffres 2018 du cluster BioAlps).

Les acteurs économiques veillent à développer un climat propice à la réalisation d’idées nouvelles. En revanche, il existe une certaine méconnaissance du grand public et des personnes intéressées en matière de création de start-up. Pourtant, les organismes actifs dans le soutien entrepreneurial s’avèrent bien présents dans la région romande. Des acteurs qui constituent autant de leviers à activer sans plus attendre pour donner naissance à son projet.

Quel est le premier défi de la création de start-up? Sortir du cocon universitaire et académique au sein duquel un produit ou un service innovant a pu voir le jour. Faire face aux réalités économiques constitue ainsi une première étape qui nécessite un accompagnement ciblé. Pour ce faire, chaque canton dispose d’une offre bien étoffée pour aider les innovateurs à devenir également managers ou entrepreneurs.

Mentorat et coaching

La mise en réseau et l’accès à des infrastructures de qualité sont essentiels au lancement d’une start-up. Mais l’acquisition de compétences managériales constitue également un aspect central. Sur l’arc lémanique, l’association GENILEM aide les entrepreneurs à lancer leur entreprise dans tous les secteurs d’activité. Aujourd’hui, l’organisme peut se vanter d’avoir accompagné plus de 270 nouvelles entreprises pendant leurs trois premières années, permettant ainsi de générer plus de 3000 emplois.

Ecosystèmes vaudois et genevois

En région vaudoise, la promotion économique aide les entrepreneurs à créer leur entreprise en collaborant avec le Service de la promotion de l’économie et de l’innovation (SPEI), la plateforme Innovaud – qui offre un accompagnement gratuit aux start-up et PME innovantes, le Développement économique du Canton de Vaud (DEV) et les différents organismes régionaux. La région compte également de multiples campus et business center. Parmi eux, l’Innovation Park de l’EPFL, Y-PARC à Yverdon-les-Bains, non loins de le HEIG-VD, ou encore le Biopôle de Lausanne, dédié aux sciences de la vie, et son incubateur StartLab.

Depuis plusieurs années, Genève s’impose également comme une région clé en matière de transition de la recherche vers l’industrie. Notamment avec son Campus Biotech Innovation Park (CBIP).

Le Valais a plus d’une corde à son Ark

Notamment porté par l’élan de la fondation pout l’innovation The Ark et de l’institut de recherche Idiap – qui entretiennent d’ailleurs d’étroites collaborations, le Valais n’est pas en reste. Et les chiffres de l’incubateur The Ark sont des plus encourageants. En effet, 85% des entreprises incubées au cours des cinq dernières années poursuivent encore leur activité aujourd’hui. Sciences de l’informatique et de la communication, sciences de la vie ou encore énergie et environnement constituent autant de domaines représentés par les jeunes pépites qui évoluent au sein des différents sites de l’incubateur.

L’horlogerie neuchâteloise dicte encore le tempo de l’innovation

Autre région, autre élan innovant. Neuchâtel compte une forte tradition horlogère qui continue aujourd’hui de stimuler la recherche et l’innovation. On y trouve ainsi le hub Microcity, présent entre ses sites de La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel, qui fédère aujourd’hui un vaste réseau composé de quatre institutions d’enseignement et de recherche, plus de 1000 chercheurs, pus de 7000 étudiants et plus de 6000 apprentis. Chaque année, ce sont ainsi plus de 800 projets qui sont concrétisés dans la région à travers les différents programmes de transferts technologiques portés par Microcity.

Autant dire qu’au sein de la nébuleuse romande, les jeunes innovateurs ont toutes les cartes en main pour tenter de mettre leur projet sur orbite.

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